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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:55

Si j’avais à résumer les principales orientations du budget 2012 de la Ville d’Autun, je mettrais en avant cinq éléments : réduction drastique des dépenses de fonctionnement, pas d’évolution des taux de la fiscalité, pas d’emprunt, poursuite du désendettement et maintien d’un haut niveau d’investissements. Tout est dit.

 

En effet, je ne vais pas m’apesantir sur la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui notre pays et qui a et aura des conséquences lourdes sur nos collectivités territoriales, mais comme beaucoup d’élus locaux, j’ai le sentiment que nous payons et que nous allons payer cher les inconséquences budgétaires de ceux qui nous gouvernent au plan national, inconséquences d’autant plus inqualifiables que nous savons depuis 2007, et l’affaire des surprimes, que nous sommes confrontés à une nouvelle crise sans précédent. Or depuis, alors que le Premier Ministre de l’époque, un certain François Fillon, nous expliquait que la France était en faillite, quelles mesures ont été prises de manière massive et résolue pour éviter l’impasse et l’ornière ? Aucune. Pas de rééquilibrage de la fiscalité sur les revenus et le patrimoine des plus riches, pas de réelle mesure globale d’économies au niveau de l’Etat et encore moins à son sommet : un discours lénifiant, et même l’interdiction présidentielle de prononcer le mot de « rigueur ». Et même un creusement abyssal des déficits publics et de la dette : plus de 500 milliards de service de la dette supplémentaires en cinq ans. Du jamais vu : nous voici au pied du mur et, comme les ménages, nous aurons, collectivités locales, à en payer le prix fort.

 

Aussi, ce budget 2012 est clairement porteur de nouvelles économies de fonctionnement et d’optimisation des recettes pour, au total, améliorer notre excédent de fonctionnement de 600.000 €.

 

C’est le fruit de ces nouvelles économies qui nous permettra de faire face à la baisse des dotations, à la possible remise en cause de la Dotation de Solidarité Urbaine, aux nouvelles hausses du prix des fluides et de l’énergie, au passage de la TVA de 5,5 à 7 % sur un certain nombre de nos fournitures et, n’en doutons pas, aux nouvelles coupes dans les dotations et les subventions auxquelles nous aurons à faire face en 2012 et 2013.

 

Je vous rappelle qu’ici, à la Ville d’Autun, au vu de la conjoncture, dès 2008, nous avons fait un contre-budget à l’occasion d’une Décision Modificative et nous sommes rentrés résolument à la fois dans une diminution drastique de nos dépenses et dans une recherche de maximisation de nos recettes. A l’époque, la crise s’annonçait. Notre pays est aujourd’hui au pied du mur ou au bord du précipice, en fonction de la manière physique dont nous voyons les choses.

 

Ces 600.000 € de nouvel excédent de fonctionnement, de nouvel excédent de recettes sur les dépenses, vont nous permettre aussi de maintenir un bon rythme d’investissements, à hauteur de plus de 3 millions d’euros net, plus de 5 millions si on tient compte des soutiens financiers demandés à nos partenaires, sans emprunter et donc en nous désendettant. Rappelons qu’en 2012, nous rembourserons 1,4 millions (intérêts et capital) et que nous emprunterons zéro.

 

2012, ce sera plus de cinq millions d’investissements qui aideront à soutenir l’économie locale, les entreprises et à sauvegarder les emplois. Nos priorités d’investissements seront la poursuite du renouvellement urbain de Saint-Pantaléon, l’achèvement de la réindustrialisation du Parc d’Activités Saint-Andoche, l’achèvement de la première phase d’aménagement de Pont l’Evêque, la création du centre social Saint-Andoche, la sécurisation de la rue Paul Cazin et d’importants travaux de voirie qui ont dû être reportés ces dernières années.

 

Et enfin, ces 600.000 € de nouvel excédent de fonctionnement vont nous permettre de faire tout cela sans augmenter le taux de la fiscalité des Autunois en 2012. Parce que nous avons bien conscience que les premières victimes de la rigueur, qui devra dire son nom tôt ou tard, sont et seront les ménages et leur pouvoir d’achat. A nous, collectivités locales, qui, par définition même, ne pouvons proposer et réaliser que des budgets en équilibre, qui ne pouvons pas être en déficit, qui ne portons que 8 % de la dette publique et près de 70 % de l’investissement public, à nous donc d’être responsables et solidaires pour deux, aussi bien de la situation du pays qui ne peut nous être imputée que de la situation des ménages qu’on ne doit pas contribuer à fragiliser encore davantage.

 

Mais ne nous leurrons pas. Les 300.000 € d’économies nouvelles sur les dépenses, les 300.000 € de recettes supplémentaires que nos services vont chercher ça et là, c’est un travail considérable et un effort particulièrement important que nous demandons à notre collectivité, à ses hommes et à ses femmes, mais aussi au monde associatif et aux structures que nous soutenons. Je veux aux uns et aux autres témoigner de ma reconnaissance et les remercier chaleureusement pour l’esprit de solidarité et de compréhension dont ils témoignent. C’est ensemble que nous réussissons et ensemble que nous réussirons à faire face aux difficultés des temps. C’est notre responsabilité individuelle et collective qui est engagée, c’est aussi notre capacité au changement, à l’adaptation, à la création de nouveaux modes de fonctionnement. C’est donc à la fois un devoir et un formidable « challenge » qui exigent en permanence l’esprit d’initiative. Pour tout cela, un grand merci à tous ceux qui réalisent au quotidien cet effort sur eux-mêmes et sur leur manière de servir l’intérêt général et la collectivité.

 

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Published by Rémy REBEYROTTE - dans vie de la cité
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