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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 14:55

Intervention de M. Rémy REBEYROTTE,

Maire d'AUTUN

(Séance du Conseil municipal du 17 mai 2016)

_______

 

Pour savoir si un Compte Administratif est un bon Compte Administratif, il faut revenir aux objectifs que s’était fixés le Budget. Vous les connaissez, ils sont invariants depuis 2008 :

 

  • Maintenir une capacité d’autofinancement nette élevée. Et pour cela :
    • Maîtriser fortement les dépenses de fonctionnement.
    • Maximiser les recettes malgré la baisse significative de nos dotations courantes de l’Etat.
    • Continuer à nous désendetter, c’est-à-dire à emprunter deux fois moins que nous ne remboursons annuellement de dettes, bien que les taux soient significativement bas (capacité de désendettement : 5,91 ans).

 

Cela nous permet cette année de dégager une CAF nette de 1.780.000 €, malgré les baisses de dotations.

 

  • C’est cette politique qui nous permet d’abord de ne pas augmenter la fiscalité locale pour la septième année, voire, en entrant dans le pacte fiscal, de commencer sa décroissance et de l’accentuer, nous l’espérons tous, l’année prochaine.

 

  • C’est cette politique qui nous permet de maintenir un haut niveau d’investissement et de mener à bien nos projets : fin du PRU sur Saint-Pantaléon, soutien à la Maison de Santé, réfection de l’Hexagone, réfection de l’hôtel de ville, réfection du centre-ville, réfection du stade Saint-Roch, nouveau restaurant scolaire au Clos Jovet, et fin de la réorganisation des écoles, nouveaux investissements culturels, avec la montée en puissance du futur Grand Rolin, travaux importants d’assainissement et de réseaux, etc.

 

C’est ce cap que nous entendons bien poursuivre puisque, au-delà de préparer l’avenir, les espaces et les équipements de demain pour les Autunois, il permet de rendre la ville plus attractive, de rattraper un certain retard accumulé, mais aussi de donner, dans la période difficile que nous traversons, des marchés aux entreprises locales et donc de soutenir l’emploi.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 14:14

De fausses rumeurs font état depuis plusieurs mois d’une arrivée massive de personnes d’origine étrangère sur Autun. On voit bien à qui elles pourraient profiter.

Bien sûr, il n’en est rien. Ces familles, d’origine européenne, sont en nombre très réduit, travaillent, principalement dans la Nièvre, à des travaux liés au bûcheronnage, ne créent aucun trouble à l’ordre public et, puisqu’elles travaillent, ne bénéficient d’aucuns minima sociaux, ni de l’aide sociale. Elles sont simplement accompagnées, à titre bénévole, comme toutes les familles qui le souhaitent, par l’Association Familiale de l’Autunois, dont je remercie une fois de plus l’action au service de l’intégration de tous.

AUTUN, le 23 mars 2015

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 09:58

BUDGET PRIMITIF 2015


Intervention de M. Rémy REBEYROTTE,
Maire d'AUTUN

_______

 

 

Vous connaissez le contexte national : je n’y reviendrai pas. Permettez-moi simplement de dire que la stratégie d’anticipation que nous avons mise en place dès 2008 est la bonne et que nous allons la continuer, même l’approfondir, en 2015.

Elle repose sur 5 points :

1. Continuer à contraindre fortement nos dépenses de fonctionnement, plus que jamais, et notamment, il faut bien le dire, en matière de personnel. Il nous faut en permanence chercher à mutualiser et à restructurer nos services, et je remercie les cadres et l’ensemble du personnel pour leur compréhension, leur esprit d’adaptation, mais aussi pour la force de proposition qu’ils représentent.

2. Optimiser nos recettes de fonctionnement et d’investissement en allant chercher tous les soutiens et subventions possibles, quitte à échéancer nos investissements, tant l’exercice devient de plus en plus difficile.

3. Continuer à nous désendetter, en remboursant deux fois plus (presque 2 millions en 2015) que nous n’emprunterons (pas plus de 900.000 €). Pour autant, nous continuerons à recourir à l’emprunt, dans le cadre fixé, parce qu’il ne faut pas faire caler la machine, continuer à investir pour notre ville, pour la modernisation de ses équipements, pour ses espaces publics, mais aussi pour le carnet de commandes des entreprises de l’Autunois et donc pour le maintien de l’emploi ; les entreprises en ont énormément besoin. Il faut d’autant plus emprunter que les taux d’intérêts n’ont jamais été aussi bas.

4. Maîtriser les taux de la fiscalité : comme nous nous y étions engagés, les taux de la fiscalité n’évolueront pas en 2015, ce sera la cinquième année consécutive.

5. Enfin, maintenir un niveau d’investissement le plus élevé possible au regard du contexte ; particulièrement cibler en 2015 la fin du Programme de Renouvellement Urbain (PRU) et notamment l’école et l’entrée de quartier de Saint-Pantaléon, le début des aménagements du centre-ville avec la rue aux Cordiers, ou encore le lancement du restaurant scolaire du Clos Jovet. De même, 2015 sera marquée par l’accélération de la programmation du futur Musée Rolin, par des travaux de voirie et de réseaux conséquents, en partie pour l’accueil du Très Haut Débit, par une troisième tranche importante de travaux à la salle de l’Hexagone pour sa rénovation, et par le lancement du lotissement André Malraux en Fleury.

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 13:18

La Ville d’Autun a été victime, durant le week-end, d’une vague d’affichage sauvage sur de nombreux équipements publics.

 

Ces affiches, de couleur rose, blanche et bleue, mentionnant « Non à la loi Taubira», ont été collées en nombre important sur des lampadaires, transformateurs électriques, panneaux de signalisation et mobiliers urbains, à différents endroits de la ville. Plus grave, les vitrines d’affichage légal et règlementaire de l’Hôtel de Ville ont été recouvertes.

 

La Ville d’Autun tient à préciser que la liberté d’expression est un droit qui a aussi ses devoirs et qu’il est inadmissible que les affichages obligatoires de la Ville, notamment les arrêtés officiels et publications de mariages, qui doivent en permanence être portés à la vue de nos concitoyens aient été recouverts. C’est la première fois qu’un affichage sauvage atteint un tel degré.

 

Cette énième dégradation coûtera à notre collectivité, puisque des agents et des moyens techniques ont été mobilisés durant plusieurs heures pour le nettoyage des supports concernés.

 

Une plainte a été déposée auprès de la Compagnie de Gendarmerie d’Autun.

 

AUTUN, le 13 mai 2013

 

Roger VERNAY

chargé de l'administration générale, du personnel, de la sécurité, de la vie quotidienne,

de la vie des quartiers et de la vie associative

 

 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 16:44

A l’heure où nous apprenons la fermeture du service des permis de conduire dans les Sous-Préfectures d’Autun et de Charolles, il convient de ne pas rester les bras croisés face à ce démantèlement programmé des services de l’Etat sur le territoire.

 

Cette nouvelle fermeture, comme ce fut le cas notamment pour le service des ressortissants étrangers en octobre dernier, n’a fait l’objet d’aucune concertation auprès des élus locaux, qui se voient une fois de plus mis devant le fait accompli.

 

Nos  collectivités s’engagent au quotidien pour développer et renforcer l’attractivité territoriale. A l’aube où les communes de l’Autunois-Morvan appellent à construire une intercommunalité plus forte et ambitieuse, capable de porter un véritable projet de territoire, elles ont plus que jamais besoin du partenariat actif de l’Etat dans les arrondissements.

 

Mobilisons-nous, diffusons et signons la pétition en ligne « Touche pas à ma Sous-Préfecture », qui entend faire remonter la voix des habitants de notre arrondissement, afin de préserver et renforcer l’engagement de l’Etat en Autunois-Morvan.

 

Je saisis par ailleurs le Président de la République Monsieur François Hollande, le Premier Ministre Monsieur Jean-Marc Ayrault, le Ministre de l’Intérieur Monsieur Manuel Valls, le Député Monsieur Philippe Baumel,  ainsi que le Préfet de Saône et Loire Monsieur François Philizot de cette situation, et demande l’équipement et les moyens nécessaires à la Sous-Préfecture d’Autun pour traiter les permis de conduire.

 

La pétition en ligne est accessible à partir du lien suivant : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N35028

 

 

 

Autun, le 24 janvier 2013

 

Rémy REBEYROTTE

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:35

 

Le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes a décerné à la Ville d’Autun, il y a quelques semaines, l’un de ses prix « Ville Euro-citoyenne 2012 », en récompense de son active participation à la diffusion d’une citoyenneté européenne chez les jeunes en France.

 

En raison de la période électorale, ce prix ne sera remis officiellement à la Ville qu’à l’issue du second tour des élections législatives.

 

 

AUTUN, le 10 mai 2012

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:02

 

AUTUN baptise la première rue de la Décentralisation

 

 

 

Discours de Rémy REBEYROTTE

 

 

 

Lorsque le 31 mai 2010, le Conseil Municipal a voté à la majorité – la décentralisation visiblement est un engagement politique de progrès avec lequel la droite jacobine a toujours eu beaucoup de mal -, le baptême de la rue bordant l’Hôtel de Ville « rue de la Décentralisation », nous savions que le 2 mars 2012 serait le 30ème anniversaire de la publication au Journal Officiel de la première loi de décentralisation voulue par François Mitterrand et portée par Pierre Mauroy et Gaston Deferre.

 

Par contre, nous ignorions que François Hollande serait le candidat de la gauche à l’élection présidentielle et qu’il viendrait faire un discours important sur le thème de la décentralisation à Dijon le 3 mars. De ce fait, François Patriat a mobilisé ce matin les élus bourguignons proches de François Hollande pour préparer ce temps fort. Aussi, et j’excuse son absence ainsi que celle de Christophe Sirugue et d’André Billardon, que j’aurai plaisir à retrouver demain avec vous tous – un bus partira d’Autun à 11 heures 30– autour de François Hollande pour ce moment important.

 

Elu Président de la République, François Mitterrand annonçait au Congrès des Maires de 1981 : « j’ai pris le pouvoir pour vous le rendre », là où d’aucuns pourraient dire aujourd’hui « j’ai pris le pouvoir pour m’en servir ».

 

Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre vous ce qu’était la France d’avant 1981. Les Elus locaux, Elus du peuple, Elus de la République, étaient sous la tutelle des Préfets. Ils ne détenaient pas le pouvoir exécutif. Dans les Départements, le Préfet convoquait, établissait le budget. Les Elus avaient le droit d’émettre des opinions, et surtout de partager les agapes préfectorales. Voilà pour les Départements. Les Maires étaient avant tout des auxiliaires de l’Etat, soumis au contrôle a priori, et les Régions de simples Etablissements Publics : il faudra attendre 1986 pour que les Conseillers Régionaux soient élus au suffrage universel. A partir de 1982, tout change : les Communes s’administrent librement et le contrôle de légalité n’est plus qu’a posteriori. Elles ne sont plus sous tutelle. L’exécutif départemental revient au Président du Conseil Général. Là encore, les Départements s’administrent librement et prennent des compétences fortes. La Région devient enfin une structure démocratique dont le Président de Conseil Régional est l’exécutif. François Mitterrand l’a voulu ainsi parce qu’il avait trop connu dans la Nièvre ce que la tutelle des Préfets voulait dire. A l’arrachée, il avait été le premier à créer des fonds spécifiques gérés par des Elus, fonds qu’importera en Saône-et-Loire André Billardon en 1982 avec la création du Fonds d’Aide à l’Equipement des Communes (FDAEC).

 

La décentralisation est d’abord un état d’esprit, faire confiance à la démocratie locale, aux Elus locaux, pour gérer la proximité. C’est également une dynamique qui a permis de moderniser le pays et de soutenir l’investissement depuis trente ans. Il suffit de voir ce qu’étaient les cœurs de villages il y a trente et aujourd’hui, ce qu’étaient les lycées ou les CEG de l’époque : que de chemin parcouru !

 

Depuis cinq ans, nous vivons un retour en arrière considérable lié au jacobinisme présidentiel, sans doute à sa difficulté de partager le pouvoir. Les collectivités territoriales ont largement perdu leur autonomie financière et fiscale, le rapport de confiance entre elles et l’Etat a été rompu et elles ont du mal à saisir ce que l’Etat attend d’elles. La dernière loi du 16 décembre 2010 est d’ores et déjà un échec, parce qu’elle est trop tardive, trop politique, notamment par rapport à la couleur des Régions, et surtout parce que son fondement est la mise en accusation intolérable et injuste du travail des Elus locaux.

 

En 2004, les Assises des Libertés Locales qui mettaient en avant la demande de Régions plus fortes, adaptées à la logique européenne, et la clarification des compétences à travers la notion de chef de file, avaient créé un grand espoir ; espoir immédiatement évanoui par le basculement à gauche de vingt-et-une Régions métropolitaines sur vingt-deux, la loi du 13 août 2004, contre toute attente, renforçant les Départements, ou plutôt favorisant pour la première fois les transferts massifs de compétences sans les moyens afférents. Là où François Mitterrand avait construit la décentralisation comme étant une grande inspiration républicaine, même si cela allait contre les intérêts de son camp, le pouvoir depuis dix ans n’envisage la décentralisation que comme une manière de mettre les Elus locaux en accusation, de les mettre en difficulté, pour servir ses propres intérêts.

 

Il faut donc aujourd’hui un nouvel acte, un nouveau pas qui améliorera le fonctionnement de la décentralisation. Celui-ci devra se faire dans la concertation, concertation que le Président Jean-Pierre Bel a d’ores et déjà lancée au niveau du Sénat. Il s’agira sans doute, et je dirai enfin, de renforcer les Régions qui doivent impérativement compter au plan européen. Il s’agira de clarifier les compétences et notamment dans une logique de chef de file. Les Régions pourraient notamment se voir confier non seulement l’économie et la formation mais aussi l’emploi et l’enseignement supérieur, le Département conservant ses pouvoirs de proximité, en lien avec la montée des intercommunalités. Renforcer les Régions et clarifier les compétences, c’est immédiatement renoncer à la fameuse logique du Conseiller Territorial qui n’est autre qu’un non-choix, un mélange des genres au risque de renforcer les Départements et de créer encore davantage de flou. La notion de chef de file, c’est dire à chaque commune et intercommunalité que dans chaque secteur, elle aura un interlocuteur qui se chargera de monter les co-financements. Enfin, il s’agira de remettre en place un pacte de confiance et de solidarité entre l’Etat et les collectivités territoriales, de redonner aux pouvoirs locaux une autonomie financière et fiscale, et de limiter les inégalités de moyens et de développement par une réelle péréquation. L’approche de François Hollande est la bonne : mener une réforme de cette ampleur, en parallèle à la grande réforme fiscale que nous attendons tous, dès le début du mandat ; tout le contraire de Nicolas Sarkozy, dont la réforme est en panne parce qu’elle fut trop tardive et trop liée aux échéances et enjeux politiques.

 

Un dernier point : les Elus décentralisateurs sont-ils des adversaires de l’Etat ? Absolument pas. Nous avons besoin de pouvoirs déconcentrés de l’Etat efficaces, en phase avec le mouvement de décentralisation, présents et forts sur le terrain ; nous avons besoin de Préfets républicains, qui s’assurent que la démocratie locale est une réalité, qui respectent la loi et la font respecter, qui coordonnent l’action des services décentralisés, en rappelant l’unicité de la position de l’Etat. Bref, nous avons besoin d’un Etat partenaire comme l’Etat a besoin de collectivités territoriales partenaires. Et ce que l’on peut regretter depuis dix ans, c’est que les réformes successives de l’Etat, la fameuse RGPP, ont visé à diminuer les moyens de proximité, les moyens déconcentrés de l’Etat, l’Etat dans les Régions mais encore davantage dans les Départements et les Arrondissements, sans remettre en question fondamentalement l’Etat central, le « léviathan » parisien, pour reprendre l’expression de Hobbes. La nouvelle étape de décentralisation doit s’accompagner d’une véritable déconcentration des moyens d’Etat qui aujourd’hui renforce sa présence au niveau régional, et c’est bien, mais doit le faire au bénéfice de la diversité des territoires et sans doute au détriment d’une administration centrale quelque peu pléthorique.

 

Je vous remercie.

 

 

Vendredi 2 mars 2012

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 18:29

Lorsqu’en 2002, la Municipalité avait décidé de la mise en œuvre de l’éclairage du plan d’eau du Vallon, la mesure avait été accueillie avec un grand scepticisme   : « à quoi cela servira-t-il d’éclairer les poissons ? », nous lançait l’opposition de l’époque.

 

Force est de constater que, dix ans plus tard, lorsqu’il y a des pannes dues au vandalisme ou à des difficultés techniques, la Ville d’Autun reçoit un nombre important de mails et de courriers, tant cet équipement est aujourd’hui apprécié et c’est très bien ainsi.

 

 

Roger VERNAY

Adjoint au Maire d'Autun

chargé de l’administration générale, du personnel, de la sécurité, de la vie quotidienne,

de la vie des quartiers

et de la vie Asociative

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:55

Si j’avais à résumer les principales orientations du budget 2012 de la Ville d’Autun, je mettrais en avant cinq éléments : réduction drastique des dépenses de fonctionnement, pas d’évolution des taux de la fiscalité, pas d’emprunt, poursuite du désendettement et maintien d’un haut niveau d’investissements. Tout est dit.

 

En effet, je ne vais pas m’apesantir sur la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui notre pays et qui a et aura des conséquences lourdes sur nos collectivités territoriales, mais comme beaucoup d’élus locaux, j’ai le sentiment que nous payons et que nous allons payer cher les inconséquences budgétaires de ceux qui nous gouvernent au plan national, inconséquences d’autant plus inqualifiables que nous savons depuis 2007, et l’affaire des surprimes, que nous sommes confrontés à une nouvelle crise sans précédent. Or depuis, alors que le Premier Ministre de l’époque, un certain François Fillon, nous expliquait que la France était en faillite, quelles mesures ont été prises de manière massive et résolue pour éviter l’impasse et l’ornière ? Aucune. Pas de rééquilibrage de la fiscalité sur les revenus et le patrimoine des plus riches, pas de réelle mesure globale d’économies au niveau de l’Etat et encore moins à son sommet : un discours lénifiant, et même l’interdiction présidentielle de prononcer le mot de « rigueur ». Et même un creusement abyssal des déficits publics et de la dette : plus de 500 milliards de service de la dette supplémentaires en cinq ans. Du jamais vu : nous voici au pied du mur et, comme les ménages, nous aurons, collectivités locales, à en payer le prix fort.

 

Aussi, ce budget 2012 est clairement porteur de nouvelles économies de fonctionnement et d’optimisation des recettes pour, au total, améliorer notre excédent de fonctionnement de 600.000 €.

 

C’est le fruit de ces nouvelles économies qui nous permettra de faire face à la baisse des dotations, à la possible remise en cause de la Dotation de Solidarité Urbaine, aux nouvelles hausses du prix des fluides et de l’énergie, au passage de la TVA de 5,5 à 7 % sur un certain nombre de nos fournitures et, n’en doutons pas, aux nouvelles coupes dans les dotations et les subventions auxquelles nous aurons à faire face en 2012 et 2013.

 

Je vous rappelle qu’ici, à la Ville d’Autun, au vu de la conjoncture, dès 2008, nous avons fait un contre-budget à l’occasion d’une Décision Modificative et nous sommes rentrés résolument à la fois dans une diminution drastique de nos dépenses et dans une recherche de maximisation de nos recettes. A l’époque, la crise s’annonçait. Notre pays est aujourd’hui au pied du mur ou au bord du précipice, en fonction de la manière physique dont nous voyons les choses.

 

Ces 600.000 € de nouvel excédent de fonctionnement, de nouvel excédent de recettes sur les dépenses, vont nous permettre aussi de maintenir un bon rythme d’investissements, à hauteur de plus de 3 millions d’euros net, plus de 5 millions si on tient compte des soutiens financiers demandés à nos partenaires, sans emprunter et donc en nous désendettant. Rappelons qu’en 2012, nous rembourserons 1,4 millions (intérêts et capital) et que nous emprunterons zéro.

 

2012, ce sera plus de cinq millions d’investissements qui aideront à soutenir l’économie locale, les entreprises et à sauvegarder les emplois. Nos priorités d’investissements seront la poursuite du renouvellement urbain de Saint-Pantaléon, l’achèvement de la réindustrialisation du Parc d’Activités Saint-Andoche, l’achèvement de la première phase d’aménagement de Pont l’Evêque, la création du centre social Saint-Andoche, la sécurisation de la rue Paul Cazin et d’importants travaux de voirie qui ont dû être reportés ces dernières années.

 

Et enfin, ces 600.000 € de nouvel excédent de fonctionnement vont nous permettre de faire tout cela sans augmenter le taux de la fiscalité des Autunois en 2012. Parce que nous avons bien conscience que les premières victimes de la rigueur, qui devra dire son nom tôt ou tard, sont et seront les ménages et leur pouvoir d’achat. A nous, collectivités locales, qui, par définition même, ne pouvons proposer et réaliser que des budgets en équilibre, qui ne pouvons pas être en déficit, qui ne portons que 8 % de la dette publique et près de 70 % de l’investissement public, à nous donc d’être responsables et solidaires pour deux, aussi bien de la situation du pays qui ne peut nous être imputée que de la situation des ménages qu’on ne doit pas contribuer à fragiliser encore davantage.

 

Mais ne nous leurrons pas. Les 300.000 € d’économies nouvelles sur les dépenses, les 300.000 € de recettes supplémentaires que nos services vont chercher ça et là, c’est un travail considérable et un effort particulièrement important que nous demandons à notre collectivité, à ses hommes et à ses femmes, mais aussi au monde associatif et aux structures que nous soutenons. Je veux aux uns et aux autres témoigner de ma reconnaissance et les remercier chaleureusement pour l’esprit de solidarité et de compréhension dont ils témoignent. C’est ensemble que nous réussissons et ensemble que nous réussirons à faire face aux difficultés des temps. C’est notre responsabilité individuelle et collective qui est engagée, c’est aussi notre capacité au changement, à l’adaptation, à la création de nouveaux modes de fonctionnement. C’est donc à la fois un devoir et un formidable « challenge » qui exigent en permanence l’esprit d’initiative. Pour tout cela, un grand merci à tous ceux qui réalisent au quotidien cet effort sur eux-mêmes et sur leur manière de servir l’intérêt général et la collectivité.

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:23

DEBAT D'ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2012

 

Extrait de l’intervention

de Rémy REBEYROTTE, Maire d’AUTUN

 

 

Si j’avais à résumer les principales orientations du budget 2012, je ferais cinq périphrases : réduction drastique des dépenses de fonctionnement, pas d’évolution des taux de la fiscalité, pas d’emprunt, poursuite du désendettement et maintien d’un haut niveau d’investissements. Tout est dit.

 

En effet, je ne vais pas m’apesantir sur la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui notre pays et qui a et aura des conséquences lourdes sur nos collectivités territoriales, mais comme beaucoup d’élus locaux, j’ai le sentiment que nous payons et que nous allons payer cher les inconséquences budgétaires de ceux qui nous gouvernent au plan national, inconséquences d’autant plus inqualifiables que nous savons depuis 2007, et l’affaire des surprimes, que nous sommes confrontés à une nouvelle crise sans précédent. Or depuis, alors que le Premier Ministre de l’époque, un certain François Fillon, nous expliquait que la France était en faillite, quelles mesures ont été prises de manière massive et résolue pour éviter l’impasse et l’ornière ? Aucune. Pas de rééquilibrage de la fiscalité sur les revenus et le patrimoine des plus riches, pas de réelle mesure d’économie au front de l’Etat : un discours lénifiant, et même l’interdiction présidentielle de prononcer le mot rigueur. Et même un creusement abyssal des déficits publics et de la dette : plus de 500 milliards de service de la dette supplémentaires en cinq ans. Du jamais vu : nous voici au pied du mur et, comme les ménages, nous aurons, collectivités locales, à en payer le prix fort.

 

Aussi, ce budget 2012 est clairement porteur de nouvelles économies de fonctionnement et d’optimisation des recettes pour, au total, améliorer notre excédent de fonctionnement de 600.000 €.

 

C’est le fruit de ces nouvelles économies qui nous permettra de faire face à la baisse des dotations, à la possible remise en cause de la Dotation de Solidarité Urbaine, aux nouvelles hausses du prix des fluides et de l’énergie, au passage de la TVA de 5,5 à 7 % sur un certain nombre de nos fournitures et, n’en doutons pas, aux nouvelles coupes dans les dotations et les subventions auxquelles nous aurons à faire face en 2012 et 2013.

 

Je vous rappelle ici qu’au vu de la conjoncture, dès 2008, nous avons fait un contre-budget à l’occasion d’une Décision Modificative et nous sommes rentrés résolument à la fois dans une diminution drastique de nos dépenses et dans une recherche de maximisation de nos recettes. A l’époque, la crise s’annonçait. Notre pays est aujourd’hui au pied du mur ou au bord du précipice, en fonction de la manière physique dont nous voyons les choses.

 

Ces 600.000 € de nouvel excédent de fonctionnement, de nouvel excédent de recettes sur les dépenses, vont nous permettre aussi de maintenir un bon rythme d’investissements, à hauteur de plus de 3 millions d’euros net, plus de 5 millions si on tient compte des soutiens financiers demandés à nos partenaires, sans emprunter et donc en nous désendettant. Rappelons qu’en 2012, nous rembourserons 1,4 millions (intérêts et capital) et que nous emprunterons zéro.

 

Cinq millions d’investissements : n’oublions jamais, pour parodier la formule d’Helmut Schmitt (l’Allemagne est très à la mode actuellement), que « les excédents de fonctionnement d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Autrement dit, maintenant un bon niveau d’investissement, nous soutenons l’économie locale, ses entreprises et ses emplois.

 

Nos priorités d’investissements 2012 seront la poursuite du renouvellement urbain de Saint-Pantaléon, l’achèvement de la réindustrialisation du Parc d’Activités Saint-Andoche, l’achèvement de la première phase d’aménagement de Pont l’Evêque, la création du centre social Saint-Andoche, la sécurisation de la rue Paul Cazin et d’importants travaux de voirie qui ont dû être reportés ces dernières années.

 

Et enfin, ces 600.000 € de nouvel excédent de fonctionnement vont nous permettre de faire tout cela sans augmenter le taux de la fiscalité des Autunois en 2012. Parce que nous avons bien conscience que les premières victimes de la rigueur, qui devra dire son nom tôt ou tard, sont et seront les ménages et leur pouvoir d’achat. A nous, collectivités locales, qui, par définition même, ne pouvons proposer et réaliser que des budgets en équilibre, qui ne pouvons pas être en déficit, qui ne portons que 8 % de la dette publique et près de 70 % de l’investissement public, à nous donc d’être responsables et solidaires pour deux, aussi bien de la situation du pays qui ne peut nous être imputée que de la situation des ménages qu’on ne doit pas contribuer à fragiliser encore davantage.

 

Mais ne nous leurrons pas. Les 300.000 € d’économies nouvelles sur les dépenses, les 300.000 € de recettes supplémentaires que nos services vont chercher ça et là, c’est un travail considérable et un effort particulièrement important que nous demandons à notre collectivité, à ses hommes et à ses femmes, mais aussi au monde associatif et aux structures que nous soutenons. Je veux aux uns et aux autres témoigner de ma reconnaissance et les remercier chaleureusement pour l’esprit de solidarité et de compréhension dont ils témoignent. C’est ensemble que nous réussissons et ensemble que nous réussirons à faire face aux difficultés des temps. C’est notre responsabilité individuelle et collective qui est engagée, c’est aussi notre capacité au changement, à l’adaptation, à la création de nouveaux modes de fonctionnement. C’est donc à la fois un devoir et un formidable « challenge ». Ce sont donc à la fois des contraintes et le maintien permanent en éveil et en esprit d’initiatives. Pour tout cela, un grand merci à tous ceux qui réalisent au quotidien cet effort sur eux-mêmes et sur leur manière de servir l’intérêt général.

 

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