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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 15:33

CONSEIL MUNICIPAL

Discours d’installation

6 avril 2014

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A cet instant, je voudrais de nouveau vous féliciter pour votre élection et, vous le comprendrez, remercier sincèrement les 3.266 Autunois qui nous ont renouvelé leur confiance dimanche dernier.

 

Comme vous, je pense à cet instant à tous ceux qui nous ont précédés, au service des Autunoises et des Autunois, depuis plus de deux siècles et qui, depuis 1832, dans cette salle, ont conduit les affaires de notre cité. Leurs voix résonnent encore, délibérant sur les projets qui ont transformé successivement notre ville, organisant le vote, débattant des budgets, aux heures heureuses de la prospérité mais aussi aux heures plus sombres des épreuves, suivant en cela les heurs et malheurs de notre cher pays.

 

Parmi toutes ces personnes, permettez-moi d’avoir une pensée particulière pour mon père qui siégea dans ces murs comme Conseiller Municipal de 1946 à 1969, aux heures de la reconstruction et des trente glorieuses ; une pensée pour mes prédécesseurs qui ont assumé la lourde charge de la fonction de Maire ; une pensée pour ceux qui étaient encore installés il y a quelques semaines autour de ces tables, avec un coup de cœur particulier pour Nicole Maglica et Bernard Dechaume qui ont servi comme Adjoints la commune au cours des deux derniers mandats.

 

Bien sûr, les temps changent et notre République connaît aujourd’hui des moments de doute, moments dans lesquels elle doit réaffirmer haut et fort ses valeurs. Ces élections, avec leur résonnance au plan national, ont bien montré que la République commence ici, qu’elle s’ancre dans nos communes, dans nos villes et dans nos territoires, que c’est ici que sont ses atomes, ses constituants, son souffle, et que, quand elle recule dans nos élections locales, elle peut être mise en danger. Elle s’incarne donc d’abord dans ce très beau mandat qu’est le mandat de Conseiller Municipal, représentant du peuple, de la population, premier maillon de notre démocratie représentative. C’est par excellence même le mandat issu de la population, proche de la population, chargé de représenter et de décider au nom de nos concitoyens et pour nos concitoyens. Ayons bien conscience que c’est la République qui respire dans ce lieu, que nous sommes le socle de la démocratie, pas seulement locale, de la démocratie dans son ensemble, les « fantassins de la République », comme l’écrivait Victor Hugo. Ayons toujours cela en tête, soyons dignes du mandat que nous ont confié les Autunoises et les Autunois, au service de notre ville, au service de l’ensemble de la population, et ainsi, soyons dignes de nos anciens, de nos prédécesseurs.

 

Par leur vote, les Autunois ont donné quitus au bilan de l’équipe précédente, que je veux donc ici remercier dans son ensemble pour son travail, son investissement et les résultats obtenus. Cette équipe a clôturé une première phase de changement pour Autun, à travers des investissements structurants importants, mais aussi à travers deux changements majeurs d’organisation : l’unité de l’agglomération et Autun ville-centre d’une communauté de 43 communes comprenant 35.000 habitants, le Grand Autunois Morvan. Quel travail, mais quel tournant ! Les 23 et 30 mars derniers, les habitants de Saint-Pantaléon ont, pour la première fois depuis quarante ans, choisi les Elus qui gèrent l’agglomération dans son ensemble et donc les dossiers qui concernent Saint-Pantaléon. Quel progrès pour notre démocratie locale ! C’est aussi le fondement d’un apaisement des relations au sein de notre agglomération après plus d’un quart de siècle de conflits récurrents qui ne donnaient pas forcément une très bonne image d’Autun et de l’Autunois. C’est enfin une économie substantielle pour notre budget communal et une sécurité nouvelle.

 

De la même manière, le fait intercommunal a pris une dimension tout à fait nouvelle avec le Grand Autunois Morvan qui sera un levier déterminant pour le développement de notre agglomération, mais aussi de l’ensemble de l’Autunois Morvan. Plus grande communauté de communes de Bourgogne, juste derrière les communautés urbaines ou d’agglomérations, quatrième intercommunalité de Saône-et-Loire, elle nous place en situation de négocier les moyens nécessaires pour nos futurs projets de développement dans de bien meilleures conditions, par exemple dans le cadre du futur Contrat de Plan Etat-Région ou de la répartition des futurs fonds européens. Nous voici aujourd’hui écoutés, bien plus qu’avant, sur nos demandes d’infrastructures routières, mais aussi de très haut débit, sur notre classement en Zone d’Intérêt Régional au plan économique, ou encore sur les enjeux de notre territoire en matière culturelle. C’est d’autant plus opportun que, par ailleurs, l’ensemble de ces fonds et ces moyens seront à la baisse, que nos dotations seront à la baisse, que nos subventions ordinaires le seront sans doute elles aussi et que, sans ces perspectives nouvelles, nous aurions eu bien du mal à nous faire entendre.

 

Dans un instant, je brosserai quelques perspectives sur la nouvelle phase qui s’ouvre pour Autun et quelques projets prioritaires que vous retrouverez d’ailleurs à travers les délégations d’Elus.

 

Mais permettez-moi d’abord de souligner la dimension humaine du travail en commun que nous engageons aujourd’hui.

 

J’ai félicité en début de mon propos l’ensemble des nouveaux Elus, quels que soient les bancs où ils siègent, et je vous ai souhaité des travaux fructueux au sein de notre assemblée. Permettez-moi de dire combien je suis fier de l’équipe de la majorité qui m’entoure, soudée autour d’un projet cohérent, unie et rassemblée pour conduire cette nouvelle phase pour laquelle nous avons été élus ou réélus. Je voudrais aussi vous dire combien je respecte l’opposition et vous, Mesdames et Messieurs qui la représentez. Je souhaite que nous construisions des relations favorables au développement de notre commune, avec bien sûr toute la liberté de parole que vous saurez prendre, avec bien sûr les moyens légaux et nécessaires que nous devrons mettre à votre disposition pour assurer votre expression. L’installation est toujours un moment de vœux et de résolutions : je souhaite que vous puissiez incarner une opposition ouverte, constructive, et nous ferons ce qui est en notre pouvoir pour créer ce climat favorable. Evitons les hostilités systémiques ou systématiques, évitons les invectives, respectons-nous, écoutons-nous, échangeons, même sans complaisance, mais sans rompre le dialogue. Je n’oublie jamais, et nous ne devons jamais oublier, que majorité et opposition sont les deux faces d’une même médaille, celle de la démocratie et de nos valeurs républicaines.

 

Dans la deuxième phase de développement que nous engageons aujourd’hui, la majorité municipale souhaite à la fois renforcer ses accompagnements auprès du Grand Autunois Morvan sur les grands projets à caractère économique et structurant. Elle souhaite accélérer les nécessaires travaux au service des écoles ou des équipements sportifs de notre collectivité, notamment le stade Saint-Roch. Elle souhaite avancer sur les grands dossiers ayant trait à la culture, au développement culturel, à l’animation et à l’attractivité de notre territoire. Elle souhaite faciliter le lien entre les demandes de nos concitoyens et leur satisfaction, si possible et nécessaire, par les services techniques de notre collectivité. Elle se fixe prioritairement pour ce mandat un enjeu d’embellissement global de notre ville, au moment où de grands chantiers se termineront, je pense notamment à la rénovation urbaine du quartier d’habitat collectif de Saint-Pantaléon, au moment où nous devons nous repencher sur le centre-ville et le secteur commerçant, au moment où s’achèvent de très importants travaux sur les réseaux qui ont mobilisé beaucoup de moyens au cours des mandats précédents. Cet embellissement, nous le voulons global, dans tout un ensemble de quartiers, pour faire de notre ville une ville encore plus agréable, encore plus attractive, encore plus apte à recevoir du tourisme et à l’accueillir, donc encore plus humaine et attirante. Nous vous proposerons en la matière des schémas d’ensemble, construits secteur par secteur, concertés, débattus avec les habitants dans les quartiers mais aussi au plan global, dans une logique de proximité réaffirmée. Dans ce cadre, la rénovation et la mise en valeur du patrimoine ne seront pas oubliées ainsi que la question du logement et de l’accessibilité (que nous avons résumée dans cette formule : « tous pour notre ville, une ville pour tous »). Je le disais, vous retrouverez ces différentes priorités liées à l’embellissement, liées à la communication, liées à la promotion, liées à la prise en compte du handicap, liées à l’habitat et au logement, dans les nouvelles délégations.

 

Je ne voudrais pas oublier un enjeu majeur de cette deuxième phase, celui d’accentuer encore nos efforts sur les questions de santé avec notamment la ou les nouvelles maisons pluridisciplinaires de santé qui devront se mettre en place dans une compétence là encore partagée avec la Communauté de Communes et le Pays.

 

Laissez-moi maintenant vous présenter ceux qui porteront, si vous les élisez dans quelques minutes, par leurs délégations, la mise en œuvre de cette seconde phase. La nouvelle dynamique que nous engageons nous oblige à revenir au nombre de neuf Adjoints, avec un peu moins de Conseillers Municipaux délégués : globalement, le nombre d’Elus en responsabilité d’exécutif restera le même, seule la répartition change, et je vous rassure aussi par anticipation, nous resterons dans la même enveloppe d’indemnisation. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans un prochain Conseil.

 

Je vous proposerai donc neuf Adjoints, exerçant les délégations suivantes (voir document). Ils auront à leurs côtés dix Conseillers Municipaux délégués qui bénéficieront donc d’une délégation spéciale du Maire. Par souci de transparence, je vous donnerai également aujourd’hui les délégations de ces Conseillers Municipaux (voir document).

 

Pour organiser notre travail collectif au sein du Conseil Municipal, qui pourra être précisé ultérieurement, comme le prévoient les textes, par un règlement intérieur, je me propose de réunir régulièrement les Présidents des Groupes que vous aurez constitués et qui auront été désignés, pour répondre à leurs questions, favoriser le dialogue et les échanges, les associer à l’organisation de nos travaux. Cette fonction de Président de Groupe prendra donc une dimension bien supérieure à ce que nous avons connu jusqu’ici.

 

De la même manière, je vous propose la création de trois commissions municipales de travail dont je souhaite qu’elles puissent se réunir bien plus souvent qu’à l’occasion de nos Conseils Municipaux pour, si vous le souhaitez, construire un travail bien plus collégial. Je crois qu’il est temps de moderniser notre approche et le fonctionnement de nos institutions communales. C’était difficile dans les temps précédents dont je parlais, marqués, quels que soient les Elus d’Autun et de Saint-Pantaléon, par des tensions perpétuelles. L’unité de notre agglomération doit nous permettre de nous inscrire dans une manière de travailler très similaire à ce qui se passe dans de nombreuses communes de notre taille sur le territoire national. Nous devons gagner en démocratie interne et je m’en porte garant, si vous le voulez bien. Ces commissions pourraient s’organiser sur les thèmes suivants (voir document). Elles auront à désigner, dès leur installation, une Présidente ou un Président, en recherchant l’efficacité pour que les Conseillers d’opposition ou de la majorité aient de manière réactive des réponses aux questions qu’ils soulèvent et aux propositions qu’ils souhaitent faire.

 

De cette manière, notre travail en commun sera au service de l’ensemble des Autunois et nous pourrons porter ensemble ce nouveau souffle, cette nouvelle phase, pour les six années qui viennent.

 

Les projets, les bonnes initiatives, les bonnes idées ne sont pas l’apanage des uns ou des autres. C’est par le dialogue, par des échanges exigeants, argumentés, étayés, par la richesse de nos débats, que nous réussirons au mieux à construire l’avenir de notre ville, au service de l’ensemble de la population. C’est aussi en créant ce climat favorable au développement de nos projets que nous serons le plus à même de convaincre nos collègues de la nouvelle communauté de communes d’avancer ensemble au service de tous les habitants de l’Autunois Morvan, où qu’ils se situent, qu’ils habitent la partie morvandelle, qu’ils soient plutôt de l’Epinacois ou du Couchois, ou de la vallée du Mesvrin, ou du massif d’Uchon. Et puis, peut-être demain, du côté aval de l’Arroux, ou même en Nièvre ou en Côte d’Or. Ce que nous décidons ici est souvent fort de conséquences pour l’ensemble du bassin de vie de l’Autunois, pour les communes et l’ensemble des habitants qui le composent. J’ai l’habitude, et ce n’est pas qu’une boutade, de dire souvent, pour résumer l’importance de notre bassin de vie et nos responsabilités, qu’Autun est la cinquième ville de Saône-et-Loire, la troisième de Côte d’Or et la deuxième de la Nièvre. Soyons conscients de nos responsabilités collectives et souhaitons qu’un jour, nous puissions peut-être tous travailler en commun, dans une structure intercommunale qui aurait sa véritable dimension, c’est-à-dire celle de notre bassin de vie, et qui rassemblerait les habitants qui vivent autour d’Autun, avec Autun, et souvent grâce à Autun et à ses services de proximité.

 

Et maintenant, mes chers Collègues, au travail.

 

Vive Autun, vive la République, vive les valeurs de la République et vive la France !

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Nous allons donc procéder à la détermination du nombre d’Adjoints et à leur élection, puis à la présentation des groupes et à la constitution des commissions municipales.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 17:40

A notre connaissance, une dizaine d’électeurs de Saint-Pantaléon ayant signé la pétition pouvant conduire à la défusion d’Autun et de Saint-Pantaléon se sont rétractés ou s’apprêtent à le faire, et ont tenu à nous en faire part.

 

Il est possible et vraisemblable que d’autres l’aient fait sans nous en tenir informés.

 

Ils nous font part du fait qu’ils ont signé sans être pleinement informés de l’engagement qu’ils prenaient et de ses conséquences, et ont écrit à Monsieur le Préfet de Saône-et-Loire.

 

Si cette information se vérifie, la pétition ne rassemblerait plus le nombre nécessaire de signatures. Et même si la procédure était lancée sur la base des premières signatures, elle serait immédiatement et fortement fragilisée par ces retraits.

 

J’ai saisi Monsieur le Préfet de cette situation et de cette éventualité.

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 19:04

RENTREE POLITIQUE DE REMY REBEYROTTE, MAIRE D’AUTUN ET VICE-PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL

 

« C’est une rentrée difficile : raison de plus pour rester debout et optimiste, tout en conduisant les adaptations nécessaires qu’imposent le contexte de crises et les choix ou les non-choix du Gouvernement ».

 

La rentrée 2008 est une rentrée difficile pour de nombreux ménages et pour la grande masse de nos collectivités : cela, à cause d’un contexte international marqué par les crises financières, énergétiques et immobilières, mais plus particulièrement en France où le Gouvernement n’a plus de réserve pour soutenir l’activité et le pouvoir d’achat du fait du « bouclier fiscal », parfaitement idéologique, instauré l’an passé sur les plus hauts revenus. Quelques uns en profite pour épargner davantage, la grande majorité trinque. Conséquences : ce sont les ménages et les collectivités qui, en plus de la crise, devront contribuer à la réduction du déficit et des dettes de l’Etat.

 

Dans ce contexte, la prudence s’impose à nous, élus locaux, d’autant que les régions et les départements subissent le même sort  et devront réduire eux aussi, comme l’Etat mais bien malgré eux, leurs dotations aux communes et intercommunalités.

 

Aussi, nous avons pris ici deux mesures immédiates :

 

- pour modérer le recours à la fiscalité, réduire de 5 % environ nos budgets de fonctionnement : cela se traduira par 1 à 1,5 millions d’euros d’économies sur les dépenses de la Ville d’Autun d’ici fin 2009, environ 480000 euros pour la Communauté de Communes de l’Autunois (CCA). Ces réductions n’empêcheront pas d’affirmer nos priorités : nous envisageons, dès le 1er janvier 2009, de lier le prix payé par les familles pour le service de cantine scolaire aux revenus des familles pour que chaque enfant puisse suivre une scolarité dans de bonnes conditions matérielles. Comme pour les fournitures scolaires, chaque coup de pouce pour le pouvoir d’achat des ménages est un « plus » appréciable.

 

- échelonner nos investissements, pour ceux qui ne sont pas lancés : différer les achats moins urgents ; privilégier les travaux d’urgence, de mises aux normes et de sécurité, ou ceux qui nous permettront de nous adapter aux conséquences du changement climatique, notamment pour faire face aux pluies diluviennes qui désormais frappent deux ou trois fois par an notre région ; retenir en priorité la rénovation du quartier d’habitat collectif de Saint-Pantaléon et la construction du nouveau centre social de Saint-Andoche. Quand les temps sont difficiles, il faut d’autant plus choisir, affirmer les priorités et s’y tenir. Pour la Communauté de Communes, nous devrons revoir le schéma de collecte des ordures ménagères pour limiter la hausse de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) et retenir comme investissement principal sur ce mandat la future maison de la petite enfance et les études de réalisation de la future bibliothèque médiathèque qui pourrait se situer à proximité de l’Hexagone.

 

Bref, nous revisitons, avec la Région, le Département et le Pays de l’Autunois-Morvan, toutes nos politiques pour faire face aux enjeux de cette rentrée difficile et à des années futures qui s’annoncent pleine d’incertitude.

 

Pour autant, gardons confiance : après la tempête et la rigueur des temps, revient le printemps, le redémarrage et la créativité. Et surtout continuons à être au côté des familles autunoises et des entreprises qui devront aussi, en priorité, relever ces défis.

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 18:05

Je trouve l’idée de l’opposition de faire le bilan des 100 jours tout-à-fait intéressante.

 

Aussi je me suis permis, Monsieur le Maire, si vous le permettez, de faire le bilan des cent jours de l’opposition.

 

En la matière, j’oscille entre la bérézina et Waterloo, ce qui est somme toute normal.

 

La bérézina, car je peux comprendre leur sentiment d’abandon. Le soir même du second tour, ils n’avaient plus de leader, plus de second de liste. Bref, l’équipe était déjà décimée. Une forme de retraite pour ainsi dire.

 

La faute à qui ? Nous apprenions que les deux responsables de la défaite étaient le Président Sarkozy, récemment en visite au Creusot, et les médias, dont on a bien compris, avec les projets du Président pour France Télévisions, qu’il devenait urgent qu’ils soient repris en main.

 

En avril, les élections passées, l’opposition regrettait que les Autunois n’aient pas choisi un Député-Maire. Comme, dans le futur calendrier électoral, les élections législatives viendront avant les prochaines municipales, c’est un appel du pied pour que notre Maire se présente aux législatives. C’est tout de même curieux comme raisonnement de la part de l’opposition.

 

Pour le reste, morne plaine. L’opposition systématique continue, dans la lignée de ce que nous avons connu précédemment : contre le budget, contre le boulodrome, contre Bellevue, contre le Parc des Expositions et le développement de Pont l’Evêque, contre le Parc d’Activités Saint-Andoche. Bref, rien de neuf par rapport à l’opposition précédente.

 

Nous, nous travaillons, et la caravane passe.

 

 

 

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 18:00

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les propos de l’ex Maire-délégué sur l’intercommunalité.

 

Ils m’ont rappelé la publicité d’un parfum féminin, il y a quelques années en arrière, qui disait : « Ce sont les hommes qui en parlent le mieux ». Eh bien, l’ancien Maire-délégué qui n’a pratiquement jamais mis les pieds au Conseil Communautaire pendant 7 ans, de 2001 à 2008, et qui s’est arrangé pour ne pas y siéger sous le mandat actuel, nous parle d’intercommunalité. Il aime tellement l’intercommunalité qu’il ne la fréquente pas. Il faut reconnaître le paradoxe.

 

Ceci rend d’ailleurs peu crédible sa démarche qui consiste à dire : « Défusionnons, nous nous retrouverons dans l’intercommunalité » puisqu’en réalité l’ancien Maire-délégué ne supporte qu’un seul pouvoir, le sien, et ne peut travailler qu’avec lui-même.

 

Aujourd’hui, Autun et la Communauté de Communes de l’Autunois travaillent à l’émergence d’une Communauté d’Agglomération, aux côtés d’autres communautés qui existent : la Communauté Urbaine, qui n’a pas l’intention dans l’immédiat de s’élargir sur l’Autunois, la Communauté d’Agglomération du Grand Chalon, la Communauté d’Agglomération de Chagny-Beaune ; sachant que ces différentes structures seront amenées à travailler ensemble sur les grands dossiers structurants et que nous devons nous inscrire dans ce travail important pour nos territoires.

 

L’heure n’est plus aux divisions, mais de plus en plus au partenariat et au travail en commun. C’est cette conviction qui porte notre démarche.

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 17:58

Les Services de l’Etat viennent de me faire savoir que l’ancien Maire-délégué de Saint-Pantaléon aurait rassemblée, comme en 1989, des signatures en vue d’une défusion entre nos deux communes.

 

J’ai pris acte de cette information qui, comme en 1989, n’augure en rien de l’aboutissement d’une procédure, mais qui me permettra de connaître l’identité des signataires.

 

Ce nouvel épisode visant, quels que soient les Maires d’Autun, à casser notre agglomération et son unité ne nous fera renoncer en rien à la rénovation en profondeur, en faveur des locataires et en lien avec Madame le Maire-délégué, du quartier d’habitats collectifs et de la commune associée de Saint-Pantaléon.

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 17:56

 

 

Trop beau pour être vrai : la mission Vivendi ne doit pas être qu’un simple « coup de com ».

 

Cela avait d’ailleurs bien mal commencé il y a un an et demi quand Vivendi avait annoncé qu’elle créait 250 emplois sur l’Autunois, avant de préciser qu’en fait, elle aiderait financièrement la création de 250 emplois, ce qui n’est pas tout-à-fait la même chose. Rappelons qu’à travers cette mission, Vivendi paie la dette fiscale qu’elle devait à l’Etat français.

 

Un an après le début de la mission, 92 emplois auraient été soutenus (tous ne sont pas encore créés), dont 72 sur des projets déjà existants et qui se seraient créés avec ou sans la mission Vivendi, et 20 emplois nouveaux, pour un total de 347.000 € d’aides distribuées.

 

Le « plus », la valeur ajoutée apportée jusqu’ici par la mission Vivendi, est donc réellement de 20 emplois. C’est déjà bien pour une première année, par définition même une année d’installation. L’ensemble des emplois créés l’ont tous été par des entrepreneurs déjà présents sur notre bassin.

 

Tous les acteurs du Comité de Pilotage attendent aujourd’hui que la mission amène aussi de nouvelles entreprises pour diversifier notre économie, sur le modèle de ce qu’a fait la Ville d’Autun et de ce qu’elle continue à faire depuis 2001 ; pourquoi pas les entreprises de la région parisienne sur lesquelles le Député s’était engagé lors de la récente campagne électorale des Municipales !

 

J’ai par ailleurs souligné la nécessité pour nos partenaires, notamment l’Etat à travers les Fonds Européens et ses propres aides, la Région et le Département, de continuer à nous soutenir pour acquérir et développer du foncier et du bâti disponibles pour de nouvelles entreprises ou des entreprises autunoises qui voudraient s’agrandir et/ou se diversifier.

 

Le foncier et le bâti, bien au-delà du soutien financier à l’emploi, sont le véritable enjeu pour notre territoire. Pas d’implantation sans locaux et terrains disponibles. Pas d’implantation non plus sans du personnel qualifié et des outils de qualification. C’est pour cela que la future Maison de l’Emploi, dont nous attendons toujours le nouveau cahier des charges, est un enjeu essentiel pour notre territoire.

 

 

 
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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 07:59

Communiqué de Bernard DECHAUME, Adjoint au Maire chargé du budget                    

Les 11èmes Assises de l’Association des Petites Villes de France se sont tenues à Figeac les 29 et 30 mai 2008.

A cette occasion, Rémy REBEYROTTE, Maire d’AUTUN, est entré officiellement au Bureau de cette association nationale pluraliste, présidée par Monsieur Martin MALVY, ancien Ministre, Premier Adjoint au Maire de Figeac, et Président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées.

Ci-joint la résolution finale adoptée à l’unanimité à l’occasion de ces Assises auxquelles participaient Messieurs Hubert FALCO et Alain MARLEIX, Secrétaires d’Etat à l’Aménagement du Territoire et aux Collectivités Locales, du Gouvernement Fillon.

En voici le contenu, qui concerne Autun comme l’ensemble des villes de France de 3 à 20.000 habitants.


XIèmes ASSISES DES PETITES VILLES
29 et 30
mai 2008

RESOLUTION FINALE
Réunis à Figeac dans le cadre des Xlémes assises de I’APVF, les maires des petites villes tiennent à faire part de leurs vives inquiétudes face à l’accélération des restructurations de services publics dont les petites villes sont les premières victimes, et face à l’évolution des relations financières entre l’Ftat et les collectivités.

L’APVF rappelle:
- que l’aménagement du territoire constitue l’une des responsabilités majeures de l’Etat et qu’à ce titre les petites villes ne peuvent être la cible systématique de restructurations de services publics effectuées le plus souvent sans aucune concertation par le pouvoir central ou les grandes administrations, comme si l’objectif était désormais celui d’une société dominée par la concentration urbaine au mépris des populations qui vivent dans les petites villes et les communes rurales qui représentent 60% de la population française.
- qu’après les décisions brutales intervenues dans le domaine des tribunaux - essentiellement supprimés dans les petites villes — ou des succursales de la Banque de France, ce sont aujourd’hui, en dehors de toute autre considération, la restructuration des armées et les établissements hospitaliers qui sont menacés, si la réforme annoncée ne retient pas la notion de bassin de vie comme territoire de réflexion et d’organisation de l’offre de soins.
- L’APVF constate pour le déplorer une approche déformée de réalité des territoires de la part du pouvoir central qui considère de plus en plus la politique d’aménagement du territoire comme une variable d’ajustement de la politique budgétaire de ‘Rat.
- A ce titre elle déplore les incertitudes permanentes dans lesquelles se trouvent chaque année les collectivités locales sur la question de leurs moyens propres et de l’évolution des dotations de l’Etat dont elle rappelle qu’elles sont le résultat exclusif de décisions prises par es gouvernements successifs, sans aucune concertation d’ailleurs avec les collectivités locales.

 

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 22:10

Madame, Monsieur,

 

Comme je l'ai fait lors de la campagne électorale, je m'adresse aujourd'hui directement à vous, sans fioriture, à la fois comme Maire d'Autun et comme habitant de Saint-Pantaléon.

 

Qui est aujourd'hui Maire-délégué de Saint-Pantaléon ? Un élu d'Autun ? Non : un élu ou plutôt une élue de Saint-Pantaléon, Madame Dominique Bouchard, qui a obtenu 27 suffrages sur 33 lors du Conseil Municipal d'installation du 23 mars dernier.

 

Pourquoi nous n'avons pas, lors de ce Conseil Municipal, voté pour l'ancien Maire-délégué ? D'abord, pour une excellente raison : il n'était pas candidat. Il l'aurait été, nous n'aurions pas voté pour lui, comme nous en avions pris l'engagement lors de la campagne électorale, car il ne venait plus depuis des années au Conseil Municipal où il est censé représenter et défendre les intérêts de la commune-associée et, d'ailleurs, il n'était pas non plus présent ce jour là.

 

Lors de la campagne électorale, nous avions fait savoir que notre équipe ne voterait pas pour un candidat absent des Conseils Municipaux et des Conseils Communautaires, et créateur de tensions entre nos deux communes depuis plus de vingt ans, quel que soit le Maire d'Autun en place.

 

En 2001, je lui avais proposé de devenir, en plus de sa fonction de Maire-délégué, Adjoint aux affaires sociales pour l'ensemble de notre agglomération ; cela a duré moins d'un an avant qu'il ne vote contre les décisions prises en commun, qui consistaient justement à créer du logement social également sur Autun, ce qu'il revendiquait par ailleurs depuis des années. Il y a là un vrai problème de comportement et cela ne doit pas peser sur l'avenir de notre agglomération.

 

Ce problème se rencontre aussi au sein de l'intercommunalité, logique dans laquelle il ne souhaite pas s'inscrire et pour laquelle il a joué systématiquement, je le rappelais plus haut, la politique de la chaise vide depuis 2002.

 

Ce n'est pas la loi qui impose l'intercommunalité : l'intercommunalité, c'est un esprit d'équipe, de partenariat, de travail en commun. L'a-t-il ? A cette question que nous nous sommes posée, nous avons dû hélas répondre : non. Et c'est bien dommage car ses projets et ses idées peuvent être riches par ailleurs.

 

La situation actuelle de fusion-association n'est pas un bon statut, mais toute évolution ne pourra se faire, y compris aux yeux de l'Etat, que par le travail en commun des deux communes, dans l'intérêt de l'agglomération toute entière.

 

J'attire votre attention sur le fait que nos deux communes sont indissociables, quelles que soient les structures et les statuts, que Saint-Pantaléon est une commune importante de plus de 3.000 habitants, qu'elle doit avoir toute sa place dans notre agglomération et ne pas s'isoler, et que nos destins, de ce fait, sont complètement liés.

 

Contrairement à ce que j'ai pu lire, je n'ai, ô grand jamais, dit que "Saint-Pantaléon coûtait cher" ; au contraire, je considère qu'il est de notre devoir absolu d'investir autant, voire plus, à Saint-Pantaléon, compte-tenu des retards pris dans l'équilibre de notre agglomération. Nous avons un devoir de rattrapage concernant Saint-Pantaléon, son habitat, son équipement et ses services ; en améliorant son urbanisme et en respectant sa tranquillité.

 

Aussi, après les travaux de l'école Victor Hugo, la création du centre de l'habitat, du parc des expositions, du lotissement Saint-Martin et la préparation de la rénovation en profondeur du quartier d'habitat collectif – pour ne parler que des projets publics –, ce sont près de 50 millions d'euros qui vont s'investir sur Saint-Pantaléon dans les cinq ans qui viennent :

 

-           25 M€ pour rénover l'habitat collectif dans le cadre du Projet de Renouvellement Urbain : 430 logements rénovés, 50 logements nouveaux, la reprise de l'urbanisme, de la voirie et des services publics, et cela sans changer le montant du couple "loyer-charges" pour les locataires ;

-           près de 10 M€ pour la nouvelle gendarmerie à Pont l'Evêque ;

-           4 M€ pour la nouvelle caserne des pompiers ;

-           pour la création de l'Espace à la Vie Associative, pour la création d'un rond-point à la place du carrefour du Vallon, pour la rénovation de la zone d'activités de L'Orme Saint-Pantaléon, etc.

 

Saint-Pantaléon ne peut s'en sortir seule, comme Autun ne peut s'en sortir seule. C'est la logique d'agglomération qui permet de mener de tels projets, aussi nécessaires qu'ambitieux, pour nos communes. Sans cela, nos deux communes seraient exsangues, notamment financièrement.

 

Notre avenir ? Vous l'avez peut-être appris : la Communauté Urbaine Le Creusot Montceau s'est étendue et souhaite aujourd'hui se rapprocher de la Communauté d'Agglomération du Grand Chalon, pour constituer un pôle important au cœur de notre Département. Nous avons à nos portes la Communauté d'Agglomération Beaune-Chagny qui aujourd'hui vient jusqu'aux limites de la Commune d'Epinac.

 

Nous allons donc devoir bouger et prendre de nouvelles initiatives si nous ne voulons pas hypothéquer l'avenir de notre territoire de l'Autunois-Morvan. Cette évolution passera sans doute par la transformation de notre Communauté de Communes en Communauté d'Agglomération, en lien avec Etang, Epinac, Couches, Château-Chinon, Arnay-le-Duc et Saulieu. 

 

Pour que ce projet devienne à terme une réalité et nous permette de travailler avec les autres communautés urbaines ou d'agglomérations, il faut que l'agglomération centrale (Autun - Saint-Pantaléon) dépasse les 15.000 habitants et que l'ensemble du territoire dépasse les 50.000 habitants.

 

Cela représente une chance historique, je le disais, pour notre territoire, mais Autun - Saint-Pantaléon ne compte plus aujourd'hui, en terme d'habitants, hors "double compte", que 15.100 habitants. Ce sont les "doubles comptes", c'est-à-dire les communautés, les internes des lycées, les apprentis du CFA, etc., qui nous font dépasser les 17.000 habitants. Autrement dit, en cassant la logique d'agglomération, la commune-centre, que deviendrait Autun seule, ne pèserait plus suffisamment pour créer cette Communauté d'Agglomération.

 

Ce serait pour nous tous se priver d'un outil majeur de développement pour l'avenir, y compris l'avenir immédiat. Ce serait un coup de frein redoutable aux restructurations économiques aujourd'hui engagées dans l'Autunois-Morvan. C'est dire la responsabilité qui serait celle de notre génération pour les générations futures.

 

C'est pour cela, et pour d'autres raisons liées au maintien et au développement d'activités, que nous devons continuer impérativement à travailler ensemble et que la logique de la séparation et de la division ne doit pas l'emporter.

 

C'est pour cela que j'en appelle à la responsabilité de chacun pour continuer à relever les défis qui sont devant nous en termes d'emplois, de développement, d'accueil de nouvelles entreprises, et de modernisation de nos services, de nos espaces et de nos équipements publics.

 

Il faut sortir de ces tensions perpétuelles pour aller de l'avant, construire plus grand encore avec d'autres communes. Il ne faut surtout pas mettre notre agglomération en danger.

 

Pour cela, je sais que je peux compter sur vous car je sais que pour beaucoup d'entre vous, Autun et Saint-Pantaléon, nos deux communes, ne forment qu'une seule entité dans laquelle nous habitons, nous travaillons, nous consommons, nous éduquons nos enfants : celle de l'agglomération autunoise, constituée de deux communes, Autun et Saint-Pantaléon.

 

Restant à votre disposition, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l'expression de toute mon amitié citoyenne. 

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 22:04

J'ai lu récemment dans vos colonnes (JSL) que la Communauté de Communes de l'Autunois, dont je suis élu depuis sept ans, ne serait qu'une "intercommunalité de gestion" et pas une "intercommunalité de projets". Mais de qui se moque-t-on ?

 

Si chacune de nos communes n'a que à se louer, y compris financièrement, de la gestion mise en commun des écoles, des garderies, des repas à domicile, du Parc Fleuri, de la crèche, de la piscine, des bibliothèques, de la voirie communautaire ou des déchets, pour ne prendre que quelques exemples, qui peut nier que la Communauté a porté d'ores et déjà des projets importants : le développement de la zone d'activités de Bellevue, le Parc des Expositions sur Saint-Pantaléon, le réaménagement des abords de la piscine, la rénovation du petit patrimoine en secteur rural, etc. ?

 

Aujourd'hui, la CCA travaille sur la future maison de la petite enfance ou sur la future organisation des bibliothèques, le développement du multimédia et du moyen et haut débit.

 

Les projets portés en commun ne sont pas ceux d'Autun ou de Saint-Pantaléon. Ils ne le seront pas davantage demain. Ils sont ceux des 21 communes rassemblées, de leurs élus, de leurs habitants, de leurs entreprises ou associations, qui bénéficient de ses investissements et équipements à la dimension de l'ensemble de notre territoire.

 

Quant à une défusion, tout à fait contraire au développement et aux intérêts de notre Autunois-Morvan, elle n'a pas la moindre chance d'aboutir dans le contexte national et local actuel.

 

Continuons donc à travailler ensemble, dans le respect de chacun et des règles de fonctionnement collégiales. Avoir l'esprit communautaire, c'est d'abord avoir la capacité de travailler avec d'autres, avoir cet esprit d'équipe et de collégialité. Tiens, au fait, sur Saint-Pantaléon, combien reste-t-il d'associations libres et autonomes des Elus locaux ?

 

  

Roger VERNAY

Adjoint au Maire d'AUTUN

et Conseiller Communautaire

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