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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 14:27

FDSEA : un débat éclairant.

 

Sur les huit candidats en lice dans la 3ème circonscription pour les élections législatives, seulement quatre se sont déplacés.

 

Le Député UMP sortant n’est resté qu’un peu plus d’une demi-heure, souhaitant visiblement échapper à des questions plus ouvertes de la salle qui auraient pu le mettre en difficulté. Philippe Baumel, assez éloigné des questions agricoles, est resté sur des généralités et a rappelé le programme de François Hollande. François Lotteau, plus habile, a cherché à concilier exigence environnementale et développement agricole.

 

Pour ma part, je suis resté jusqu’au bout pour n’esquiver aucune question, même celles où je savais qu’il y aurait débat, étant sur le terrain et gestionnaire au quotidien d’une ville et d’une communauté de communes en lien direct avec la profession agricole, qui dialogue avec le monde agricole et gère des outils liés à la filière.

 

J’ai pu rappeler mon attachement au maintien et au redéveloppement de l’abattoir et, sur ce dossier, la nécessité du soutien unanime de la profession. J’ai rappelé où en était la révision de la P.A.C. et ses principaux enjeux ; le fait que je ne suis pas favorable à la libéralisation des droits de plantation viticoles ni à la création ex nihilo, contre l’avis des habitants, d’un parc naturel de la basse vallée du Doubs.

 

Sur le foncier, je pense qu’il ne faut pas sanctuariser les terres agricoles au point d’empêcher tout développement de nouveaux habitats dans les communes rurales, et que le développement rural et celui de l’agriculture étaient intimement liés (je suis revenu sur mes propositions en matière de présence médicale ou de développement du haut débit en secteur rural).

 

Sans démagogie, j’ai rappelé aussi que la profession agricole, comme toutes les autres professions, n’échappe pas à des règles environnementales plus strictes, que cela peut être une chance si l’Europe joue son rôle de nous protéger face à l’arrivée de produits qui ne respecteraient pas les normes sociales et environnementales, mais qu’en même temps, il fallait du temps pour que notre industrie, comme notre agriculture, s’adaptent, se forment, etc. Trop de normes tuent la norme.

 

Enfin, j’ai rappelé ma position sur la mise en œuvre d’une filière porcine qui doit se faire dans une logique collective, avec l’ensemble des acteurs, et selon les modèles que développent aujourd’hui la Bretagne ou l’Allemagne, pas sur des modèles anciens, inadaptés et dont on connaît les conséquences en terme de développement.

 

Le respect nécessite de se dire clairement les choses, avec réalisme, sans démagogie, à dialoguer et à faire se rapprocher les points de vue. En tout cas, les agriculteurs peuvent compter sur moi pour défendre à leur côté les enjeux principaux de leurs filières, dans une recherche de qualité et de développement de nouveaux marchés.

 

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Published by Rémy REBEYROTTE
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