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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 14:18

Monsieur le Président,

Je vous remercie, dans votre intervention de ce matin, d’avoir défendu le bilan des dix dernières années, des années Christophe Sirugue, des années Arnaud Montebourg et de vos propres années.

Pour ma dernière intervention parmi vous, je souhaiterais mettre en évidence, un mot, une valeur que j’ai approfondie ici : la solidarité.

La solidarité, ce n’est pas un vain mot lorsque l’on est Conseiller Général et que l’on siège ici.

D’abord, parce que les politiques liées à la solidarité envers les plus démunis, envers les plus jeunes, envers les plus fragiles, envers nos aînés, envers les personnes porteuses d’un handicap, envers les personnes en difficulté d’insertion, etc., sont l’essentiel de nos actions, et notamment en terme financier.

Mais aussi, solidarité entre nos territoires. Je souhaite vraiment que ceux qui siègeront à notre place dans quelques semaines soient d’abord solidaires entre eux, sur le territoire qu’ils partageront, pour former une équipe au service de la population de leur canton, mais aussi de la population de l’ensemble de la Saône-et-Loire. Et je souhaite qu’aucun territoire ne soit oublié dans la diversité que forme notre département : urbain-rural (n’oubliez surtout pas la question du développement urbain et des quartiers d’habitat collectif), plaine et montagne, territoires mieux desservis ou plus enclavés, territoires plus agricoles, plus industriels ou plus tertiaires, etc. C’est un enjeu important qu’aucun de nos territoires ne décroche, comme c’est le cas aujourd’hui dans un certain nombre de départements. En la matière, des dossiers comme la couverture en téléphonie mobile ou l’arrivée du Très Haut Débit, y compris en secteur rural, sont des enjeux majeurs que notre Département a su saisir. Vous me permettrez, comme Maire d’Autun et Président du Grand Autunois Morvan, de rappeler la priorité départementale que revêt la réalisation, les études étant maintenant terminées, de la voie de liaison entre les zones d’activités d’Autun.

Mais aussi, solidarité politique : la diversité d’opinion dans notre majorité ne s’est jamais traduite par la création de sous-groupes organisés, par des prises de positions systématiques et rédhibitoires qui auraient fragilisé notre majorité, par des postures qui l’auraient remise en question, même dans les moments les plus durs et les plus tendus que nous avons traversés. Et il y eut bien sûr des moments difficiles, notamment quand la crise a fait rage et quand les droits de mutation se sont effondrés (- 30 M€). Quand il a fallu mettre en place un plan de sauvetage financier, des décisions lourdes et difficiles ont été prises, quelquefois en contradiction apparente avec nos valeurs et nos engagements, notamment sur l’action sociale, sur l’aide au secteur urbain, sur l’aide aux communes, sur l’éducation ou sur la culture. Sur ce dernier point, je suis heureux que nous ayons réussi, malgré la baisse des moyens, à préserver globalement l’emploi culturel, et même à renforcer le soutien à des structures majeures qui maillent et maintiennent l’ambition culturelle sur notre territoire et même dans certains cas continuent à la développer. Même lorsqu’il y a eu des décisions difficiles, des réorganisations de services, des investissements en baisse, des remises en question, à aucun moment la solidarité n’a manqué, à aucun moment il n’y a eu fronde. Cela s’appelle la solidarité politique : lorsqu’un choix collectif a été fait, il doit être tout simplement respecté pour que l’action garde sa cohérence et son efficacité.

Aujourd’hui, au plan national, je suis heureux que nous ayons un Premier Ministre et un Gouvernement qui ont des convictions et qui portent des réformes dans ce contexte particulièrement difficile, pour relancer l’économie, maintenir notre rôle clé en Europe, endiguer les déficits publics et l’endettement endémique. Au fond, ce que nous avons dû faire ici est en train de se faire au plan national, et on ne peut pas soutenir ici et critiquer ailleurs. Il faut, je le disais tout à l’heure, pour l’action politique, de la cohérence et de la solidarité. Je trouve qu’aujourd’hui, dans ces temps difficiles, le Premier Ministre sait être à sa place, et il sait y rester, il est solidaire avec le Chef de l’Etat, agit sous sa responsabilité, conduit son Gouvernement, ne débouche aucune cuvée, ne lâche aucun bon mot contre ses collègues. Bref, il conduit au mieux le pays dans un contexte, reconnaissons-le tous ensemble, qui n’est pas particulièrement facile, ni sur le plan intérieur, ni sur le plan extérieur. Il se garde bien de petites phrases, de commentaires assassins ou de postures, ou de je ne sais quelle conjecture sur je ne sais quelle motion majoritaire de je ne sais quel congrès.

Je pense donc que, dans les temps que nous connaissons, plus que jamais l’unité et la solidarité sont indispensables au cœur même de nos forces politiques, républicaines et démocratiques, qu’il faut savoir partout dépasser les clivages lorsque la République est en cause, tout en incarnant, et elle est bien normale, une alternative au sein même de la République.

C’est donc à toutes ces solidarités que j’invite nos successeurs pour que notre conseil départemental continue à jouer son rôle, quelles que soient les perspectives qu’on lui dessinera, au service de l’intérêt général et des habitants de notre Saône-et-Loire.

Et puisque, pour répondre aux interrogations de l’un de nos prédécesseurs sur ces sièges, nous savons hélas que
« le temps ne suspend jamais son vol, que les heures propices ne suspendent jamais leur cours, et que nous ne pouvons pas toujours savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours », il me reste à dire bonne chance à ceux qui se représentent, longue et belle vie aux autres et un grand merci à l’ensemble des services et des personnels du Conseil Général de Saône-et-Loire.

Je vous remercie pour votre écoute.

Rémy REBEYROTTE

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Published by Rémy REBEYROTTE
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