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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 15:15

Je veux d’abord avoir une pensée pour nos amis japonais qui vivent des drames à répétition aussi épouvantables les uns que les autres.

 

C’est la première cérémonie commémorative de l’année et c’est le 49ème anniversaire du Cessez-le-feu mettant fin à la Guerre d’Algérie et à 10 ans de conflit en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie).

 

30.000 jeunes français y ont laissé leur vie, morts pour la France ; 300.000 blessés, 1.000.000 de personnes déplacées : tous ont sacrifié leur vie ou une part de leur jeunesse pour la France : cela ne s’oublie pas, ne doit pas s’oublier. La Nation leur doit, comme à tout combattant, à toute victime, la reconnaissance et le respect.

 

Nous sommes aujourd’hui dans un contexte particulier : les révolutions libératrices en Tunisie, en Egypte, aujourd’hui en Lybie - nos soldats sont actuellement engagés et les avions de la BA 102 passent à l’heure qu’il est au-dessus de nos têtes -, d’importantes réformes au Maroc ou en Algérie ; partout, une aspiration à plus de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, à la Démocratie.

 

La France, pour des raisons historiques et politiques, ne peut pas ne pas être au rendez-vous de la démocratie et de ceux qui aspirent à la Liberté, à l’Egalité en Droit et à la Fraternité, en Afrique du Nord, comme partout dans le monde. Nous sommes à leur côté.

 

Contexte particulier aussi : en 2012, ce sera le 50ème anniversaire, l’occasion de se souvenir, de réaffirmer la date du 19 mars qui est la seule que vous, Anciens d’Algérie, vous reconnaissez, et nous aussi, l’occasion de rappeler notre attachement à la paix et à nos valeurs. Grand moment : nous serons à vos côtés.

 

Je souhaite, comme vous je l’imagine, que ce 50ème anniversaire soit enfin l’occasion de reconnaître le 19 mars comme la date officielle de commémoration de la fin des conflits en Afrique du Nord.

 

Je souhaite remercier tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette cérémonie et les enfants des écoles pour leur présence, ainsi que leurs parents et leurs enseignants.

 

Pour finir, voici les paroles de la superbe chanson de Serge Lama que beaucoup considèrent comme l’hymne de leur jeunesse en Algérie, dans les combats :

 

« Dans ce port, nous étions des milliers de garçons

Nous n’avions pas le cœur à chanter des chansons

L’aurore était légère, il faisait presque beau

C’était la première fois que je prenais le bateau.

 

L’Algérie

Ecrasée par l’azur

C’était une aventure

Dont on ne voulait pas

L’Algérie

Du désert à Blida

C’est là qu’on est parti jouer les p’tits soldats

Aux balcons séchaient draps et serviettes

Comme en Italie

On prenait de vieux trains à banquettes

On était mal assis

L’Algérie

Même avec un fusil

C’était un beau pays

L’Algérie

 

Ce n’était pas un port à faire du mélo

Et pourtant je vous jure que j’avais le cœur gros

Quand ils ont vu le quai s’éloigner, s’éloigner

Y en a qui n’ont pas pu s’empêcher de pleurer.

 

 

Un port ce n’est qu’un port, mais dans mes souvenirs

Certains soirs malgré moi je me vois revenir

Sur le pont délavé de ce bateau prison

Quand Alger m’a souri au bout de l’horizon.

 

L’Algérie

Ecrasée par l’azur

C’était une aventure

Dont on ne voulait pas

L’Algérie

Du désert à Blida

C’est là qu’on est parti jouer les p’tits soldats

Un beau jour je raconterai l’histoire

A mes petits enfants

Du voyage où notre seule gloire

C’était d’avoir vingt ans

L’Algérie

Avec ou sans fusil

Ca reste un beau pays

L’Algérie ».

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Published by Rémy REBEYROTTE - dans CEREMONIES COMMEMORATIVES
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