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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:20

Suite à votre article paru dans votre édition de ce jour, intitulé :

« Des écoles sacrifiées ? »

 

 

Peut-on parler d’écoles sacrifiées ? Le propos m’a heurté.

 

C’est un scoop ! Depuis des années, Autun a perdu des classes dans ses écoles. Pour deux raisons : l’une subie, l’autre voulue.

 

La raison subie est la politique menée par les gouvernements successifs : hausse des effectifs par classe, y compris en maternelle, suppression de classes et baisse des moyens.

 

La raison voulue est le choix fait de conserver des écoles en secteur rural, dans le cadre de la Communauté de Communes de l’Autunois, et de ne pas aller chercher dans le rural les élèves qui manquent à l’appel, comme le fait la plupart des villes.

 

Si on ajoute la nécessité de ne maintenir que des bâtiments aux normes – ce qui est un impératif absolu -, cela s’est traduit à Autun, depuis dix ans, par près de 8 millions d’euros de travaux : fermeture de Bernard Renault, réouverture de Monrose, adaptation de Clos Jovet, fermeture de GS2, extension et amélioration de Victor Hugo à Saint-Pantaléon, restaurant scolaire et reprise sur le bâtiment du Parc, etc.. Sont dans nos projet de finir de doter toutes les écoles d’un restaurant scolaire sur place, pour éviter les dangers liés aux déplacements.

 

Tout cela, c’est le prix de l’adaptation et de la modernisation permanentes de nos structures et le maintien d’écoles dynamiques en secteur rural.

 

Nous ne le regrettons pas. Mais si la politique actuelle au plan national se poursuivait après 2012, se poserait la question d’une nouvelle série d’adaptations, en urbain comme en rural ; d’où les incertitudes actuelles et les réflexions conduites avec l’ensemble des collègues du territoire, en lien avec les personnels de l’Education Nationale et les parents d’élèves.

 

AUTUN, le 18 octobre 2011

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Published by Rémy REBEYROTTE - dans éducation
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