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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 10:49

 

Discours de Monsieur Rémy REBEYROTTE,

Maire d'Autun, Vice-Président du Conseil Général

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Mesdames et Messieurs,

 

Je veux vous dire le plaisir qui est le mien, à l’occasion de ce 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin du Général de Gaulle, d’avoir réinscrit sur le Monument aux Morts le véritable texte de l’Appel du 18 juin, alors même que, depuis plus de quinze ans, nous nous recueillions devant le texte de l’affiche dite « du 18 juin » qui n’avait strictement rien à voir avec l’Appel lui-même.

 

L’Appel du 18 juin est un acte historique majeur, c’est-à-dire à la fois un aboutissement et un espoir. A bien des égards, il doit éclairer nos actions d’aujourd’hui. Il est le fruit d’un sentiment profond et d’une vision, l’un et l’autre au service de l’espoir.

 

A y regarder de près, l’Appel du 18 juin est tout sauf un coup de tête. Il est l’aboutissement d’un long cheminement intellectuel et empirique, qui marque l’œuvre du Général de Gaulle entre les deux guerres. C’est ce travail important que l’on retrouve dans ses livres « La France et son Armée » ou « Vers l’Armée de métier », travail qui permet au Général de Gaulle d’avoir, en ce mois de juin 40 où tout semble perdu, une vision forte de l’avenir : cette guerre ne se réduit pas à la bataille de France, à la débâcle et au malheur du pays, cette guerre est une guerre mondiale, et il y a dans le monde les moyens et les forces nécessaires pour combattre et vaincre l’ennemi.

 

En cela, l’Appel du 18 juin est un aboutissement, l’aboutissement de vingt années de travail acharné du Général de Gaulle autour de cette vision de la guerre de mouvement et de l’importance de la force mécanique. D’une certaine manière, la campagne de France et la défaite donnent raison aux thèses défendues par le Général de Gaulle.

 

A cette vision, s’ajoute une force de caractère exceptionnelle, un sentiment profond : comme pour tous ceux qui vont rejoindre Londres et le Général de Gaulle dans les premiers jours, les premières semaines et les premiers mois, il y a le refus d’accepter la défaite, d’accepter la fatalité, d’accepter le chaos. Nous ne sommes pas dans la construction intellectuelle, nous ne sommes toujours pas dans le coup de tête, nous sommes dans un sentiment profond qu’il n’est pas possible, pour la France, de baisser les bras et d’accepter la défaite.

 

Comme l’écrivit le Général de Gaulle au début de ses « Mémoires» : « toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France ». C’est sans doute une combinaison d’un sentiment profond et d’une réflexion très aboutie qui fait de cet Appel, ou sursaut national, un fait historique extrêmement important, porteur d’espoir, et qui doit éclairer nos actions d’aujourd’hui.

 

C’est sans doute ce qui fait un grand Homme politique : des principes, des valeurs, bref une vision nourrie par des convictions intellectuelles de longue date, mises au service de son pays ou de son continent, pour tracer le chemin, donner un espoir à tout un peuple, à toute une communauté.

 

Pour le Général de Gaulle, avec le Général de Gaulle, tout est dit dès le 18 juin 1940, au lendemain de la débâcle et de l’Armistice, tout est dit sur ce qui se passera cinq ans plus tard : la défaite de l’Allemagne nazie et la France bien présente parmi les Alliés le 8 mai 1945 pour recevoir la capitulation du 3ème Reich.

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Published by Rémy REBEYROTTE - dans CEREMONIES COMMEMORATIVES
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