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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 17:53

67ème anniversaire de la Libération d’Autun

- Dimanche 11 septembre 2011 -

 

Extraits du discours de Monsieur Rémy REBEYROTTE,

Maire d'Autun, Conseiller Général

Président de la Communauté de Communes de l’Autunois

___________

 

Je veux d’abord remercier tous ceux qui ont concouru à la remarquable organisation de ces cérémonies du 67ème anniversaire de la Libération d’Autun.

 

Pour ceux qui viendraient de nous rejoindre, je me dois de rappeler que la Libération d’Autun fut une véritable « Bataille » (Paul Cazin), un des grands faits d’armes de la Libération de la France ; sans doute du fait de :

 

-          la présence d’une Kommandantur ;

 

-          la présence de l’unité de ravitaillement en carburant des Télots ;

 

-          la position stratégique d’Autun. Il s’agissait de couper la route aux unités allemandes qui, par la Loire puis Dijon, cherchaient à rejoindre le Reich dans une position de repli. Le fait d’avoir, à Saint-Andoche, obtenu, après d’âpres combats, la reddition de la colonne Bauer (4.000 hommes). Cela entraîna celle de la colonne Elster (20.000 hommes) encore sur la Loire ;

 

-          du nombre des unités et groupes impliqués, sous l’autorité du Maréchal de Lattre et du Colonel Demetz, dont j’ai fleuri la tombe ce matin : 2ème Dragons, 1ère DFL qui comprenait le 1er Bataillon de Légion Etrangère, les Fusiliers Marins et le 22ème BMNA, le Corps Franc Pommiès, les Maquis Valmy des FPT et les Maquis locaux et du Morvan.

 

A tous, notre reconnaissance car la Libération d’Autun fut particulièrement rude, indécise jusqu’au 10 septembre, terrible par l’angoisse, la détermination de l’ennemi qui avait fait de ce passage un enjeu majeur et qui était acculé, avait la rage du désespoir. Vraiment à tous, nous leur devons beaucoup. A ceux du Haut d’Autun, achevé à Saint-Lazare ou en Fleury, à ceux de Fontaine la Mère, à ceux de Surmoulin ou de Chantal.

 

Notre Croix de la Libération est leur linceul, le témoignage de notre reconnaissance qui les recouvre tous, qui leur ouvre ses bras. La Bataille d’Autun, ce fut 150 morts pour la Liberté de notre Pays.

 

Et c’est d’ici que le Général de Lattre de Tassigny conçut, ou plutôt accéléra, l’Amalgame, le regroupement de tous ces combattants, dans leur diversité, dans la Grande Première Armée Rhin et Danube qui devait les conduire jusqu’à Berlin. C’est ici aussi que se fit la jonction entre l’Armée de Provence et les premières unités américaines débarquées en Normandie, ici, devant notre Hôtel de Ville, quelques jours après la Libération. Destin particulier que celui d’Autun (Jean Quignon).

 

Combien cette commémoration éclaire notre présent ! A l’heure où d’autres pays aspirent à la Démocratie, à la Liberté, à l’Egalité, à la Fraternité, à l’heure où nos soldats sont engagés à leurs côtés ou dans la lutte contre les fondamentalismes et pour les valeurs universelles et humanistes, à l’heure où nous commémorons le 11 septembre 2001, qui nous rappelle que le combat et la vigilance pour conserver la Démocratie, la République et ses valeurs, nous concernent toujours au quotidien, à l’heure où renaissent et se réunissent les mouvements d’extrême-droite en Europe, qui, toujours glissant de la Nation vers le Nationalisme, de la vigilance vers la haine et le racisme, nous promettent le mieux et nous offrent le pire, en Norvège comme ailleurs.

 

François Mitterrand rappelait à juste titre qu’à chaque fois qu’un peuple glisse vers le Nationalisme, il attise celui des autres. « Le Nationalisme, c’est la Guerre » disait-il. Soyons vigilants, expliquons, expliquons encore à l’aune de notre Libération et du sacrifice de nos Libérateurs, conséquence du Traité de Versailles de 1920, de la grande crise de 1929, de la montée du fascisme, du nazisme et des haines, et des illusions des années 30, notamment en Allemagne et en Italie.

 

« Plus jamais cela » rappellent ceux des camps et nos Libérateurs. Soyons dignes de leur message et de leur combat. Soutenons l’Union Européenne au milieu de la crise et des tourmentes. Qu’elle continue à ouvrir des horizons à notre jeunesse, au cœur de la mondialisation des échanges.

 

Ce matin, la Ville d’Autun a souhaité remettre la médaille d’Honneur de la Ville d’Autun à Monsieur Maurice Chatillon, pour son implication au service des associations patriotiques et sa contribution au souvenir, à la solidarité et au devoir de Mémoire.

 

Né le 19 juin 1920, habitant Autun, il fit ses études tour à tour à Moulin, puis à Lyon où il prépare le concours de Coetquidan. Il est fait prisonnier près de Langres le jour de ses 20 ans, lors de la Campagne de France et conduit au stalag 17 B en Autriche à Krems. La famille est sans nouvelle. Il est atteint d’une pleurésie et sauvé in extremis. Prisonnier de Guerre, il ne reverra ses parents et sa fiancée à Autun que le 15 mai 1945. Il a 25 ans. Ils se marient, travaillent sur Paris, puis retour à Autun, à l’Aviation Michel, avec son épouse et sa fille née en 1947. Il finira sa carrière chez Pauchard. Il a 2 petits-enfants, Olivier et Flore.

 

Mais il n’oublie pas la captivité et milite chez les Anciens Combattants Prisonniers de Guerre. Il sera président de l’Association autunoise pendant de nombreuses années. C’est l’occasion pour nous de saluer l’Association, Monsieur Massé, pour tout le travail accompli au service de la solidarité et de la mémoire.

 

 

 

 

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Published by Rémy REBEYROTTE - dans CEREMONIES COMMEMORATIVES
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