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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 20:40

Conférence de presse du 28 mai 2008

Comme l'avait été 2004, 2007 restera comme une forte année d'investissements pour la Ville d'Autun, et notamment en matière économique à travers l’aménagement de Pont l’Evêque, et le Parc d'Activités Saint-Andoche et son Pôle d'Excellence Rural (implantation du pôle bois). Nous allons, en cette année 2008, recevoir les premières subventions et les premiers loyers concernant cette dernière opération. Le PASA fait par ailleurs l'objet de nombreuses demandes d'installation, comme c'est le cas aussi à Bellevue, et nous en sommes tout-à-fait heureux.

 

C'est cette dynamique qui a permis de compenser, au titre de la Taxe Professionnelle, pour la Communauté de Communes de l’Autunois, la restructuration des ateliers de Dim sur Autun, à hauteur de plus de 80 %.

 

Le Compte Administratif de l’exercice 2007 pour la Ville d’Autun que nous présenterons le 9 juin prochain ressort avec un excédent de clôture de près de 900.000 € (876.000 €) grâce aux excédents dégagés par les exercices précédents et malgré les lourds investissements réalisés pour l’avenir, et ce sera la même chose concernant la Communauté de Communes (un peu plus de 800.000 €).

 

Tout cela devrait nous pousser à la sérénité et à l'optimisme, bien qu'il faille toujours rester très vigilant. Pourtant, notre Budget Supplémentaire sera très serré et nous dégagerons une première réserve de 111.000 €. Pourquoi un tel choix ? Parce que le contexte est en train de changer fortement et l’horizon se noircit :

 

- Au plan international, avec le ralentissement de la croissance économique mondiale, la crise financière qui pousse à la hausse les taux d'intérêts et limite nos possibilités de recours à l'emprunt, la hausse très forte des prix des carburants et combustibles (+ 10 à 12 %), la hausse très forte des denrées alimentaires (pour le premier semestre : + 15 % soit 60.000 € au Budget Supplémentaire de la Ville).

 

- Au plan national : l'Etat est en train de mettre nos collectivités dans une situation très difficile et surtout de limiter fortement notre lisibilité, lisibilité que permettait le pacte de stabilité puis de solidarité concernant nos ressources et dotations. Nous savons que l'Etat veut réaliser, d'ici 2009, 7 milliards d'économies sur le dos de nos collectivités. Nous ne savons pas à l'heure actuelle "à quelle sauce nous serons mangés" lors de la prochaine Loi de Finances : comment évolueront précisément nos dotations, sur quel indice ; le Fonds de Compensation de la TVA sera-t-il de nouveau remis partiellement en cause ; comment évolueront les subventions sectorielles ? Et comme les Régions et les Départements sont dans la même situation, nous risquons de subir un effet « boule de neige ». Se rajoute à cela la baisse très forte du pouvoir d'achat des ménages qui limite le recours possible à la fiscalité. Pour limiter ce recours, il faudra trouver sur nous-mêmes les économies nécessaires, alors même que nous avons déjà beaucoup serré les dépenses de fonctionnement.

 

Le sentiment partagé par de nombreux élus locaux, c’est que l’Etat, après nous avoir transféré des compétences et des charges (chaque nouvelle loi accentue le recours aux collectivités, et particulièrement aux communes et aux Maires) chercherait à transférer ses déficits vers les régions, les départements, les intercommunalités, les communes, les hôpitaux, les OPAC, etc. C’est un risque d’autant plus grand aujourd’hui qu’aux incertitudes sur nos recettes, s’ajoutent les incertitudes sur nos dépenses ; j’en parlais tout à l’heure à propos des produits alimentaires et des carburants et combustibles, entre autres choses. Bref, je suis élu local depuis près de vingt ans : je n’ai jamais connu une situation aussi instable et imprévisible pour l’avenir.

 

Aussi, pour les collectivités que je connais le mieux, le Département de Saône-et-Loire, la Ville d'Autun et la Communauté de Communes de l'Autunois, cela se traduira de la manière suivante : il faudra économiser d'ici fin 2009, en fonctionnement, l'équivalent de 3 % de notre budget, ce qui est un véritable pari. Mais toutes les collectivités de France et de Navarre devront agir sensiblement de la même manière : cela représente 10 millions d’économies à réaliser pour le Département de Saône-et-Loire, plus d'un million pour la Ville d’Autun et un demi million pour la Communauté de Communes. Ce sont des mesures prudentielles, indispensables aujourd'hui, compte-tenu du contexte qui fragilise l'ensemble de nos collectivités.

 

C'est aussi un message pour l'ensemble de nos partenaires et de nos administrés : les subventions de la Ville ne pourront pas évoluer à la hausse, ni ses activités, ni ses aides, ni ses soutiens, ni ses embauches, puisqu'il s'agit pour nous, comme pour les autres, de serrer le fonctionnement, de recourir le moins possible à la fiscalité et à l'emprunt, de dégager sur nous-mêmes de futures marges de financement et d'autofinancement.

 

C'est un message aussi aux entreprises : nous ne remettrons pas en cause les investissements engagés ou promis, notamment les travaux d'amélioration du quotidien seront maintenus en l'état ; mais les gros investissements et les travaux et équipements nouveaux seront étalés dans le temps, en fonction de nos possibilités. D'ailleurs, nous sommes en attente des réponses de nos subventionneurs qui diffèrent eux aussi leurs décisions de subventions à l'égard des communes. C'est le cas pour l'Etat, la Région et le Département.

 

Ce que je souhaiterais, c'est que le plus rapidement possible, l'Etat nous dise ce qu'il compte faire concernant les ressources qu'il nous accorde et que nous revenions à un pacte, à une stabilité, à une lisibilité, même si les niveaux d'intervention s'avèrent moins élevés. Nous ne pourrons pas, dans la durée, être privés de cette lisibilité si nécessaire. Le pacte de stabilité de 1998, mis en place par Dominique Strauss-Kahn, a été un véritable outil au service de nos communes, de nos investissements et donc de nos entreprises, de nos associations et de nos concitoyens, car il nous permettait de programmer. Nous avons besoin aujourd’hui de retrouver confiance en la parole de l’Etat et d’y voir plus clair.

 

Je laisse maintenant la parole à Jacques Lioret pour vous présenter les travaux et investissements en cours.

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Published by REBEYROTTE - dans économie
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