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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 11:29

- VŒUX AUX ACTEURS DE LA VIE LOCALE –

Jeudi 7 janvier 2016 – 19 heures

Parc des Expositions l’Eduen

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7 janvier 2015 - 7 janvier 2016 : il y a un an, jour pour jour, avaient lieu les premiers attentats qui ont marqué Paris et l’ensemble de notre pays en 2015. Je vous propose ce soir d’avoir ensemble une pensée en la mémoire de toutes les victimes des attentats qui ont frappé la région parisienne et donc l’ensemble de notre pays en 2015 et marquer aussi de cette manière notre soutien à l’ensemble des familles meurtries ou endeuillées, et notre soutien aux forces de l’ordre et de sécurité, d’autant plus avec l’événement d’aujourd’hui.

Revenons à nos préoccupations plus locales :

J’espère que vous n’avez pas loupé la presse quotidienne régionale de ce début d’année, ou du moins l’un de ses titres, ou du moins ce qu’il en reste. Je ne vous parle pas de la nouvelle une racoleuse de ce matin : non. Mais de celle de lundi. A chaque jour, son lot de racolage.

Autun vieillit, c’est vrai. La Saône-et-Loire vieillit, la Bourgogne vieillit, la France vieillit, au point d’ailleurs de voir son nombre de naissances chuter de près de 5 % en 2015, là où la maternité d’Autun ne perd que 2 %.

Il faut se rendre à l’évidence : là où, dans les années 60 et 70, une génération particulièrement nombreuse, celle du baby-boom, tirait notre économie par sa jeunesse et sa créativité, d’autant plus fortement qu’elle ne prenait en charge, en matière de retraite par répartition, que des classes d’âge peu nombreuses, marquées par les conflits mondiaux, aujourd’hui, dans nos pays, c’est exactement l’inverse. Des classes moins nombreuses doivent prendre en charge des classes nombreuses, les anciens baby-boomers devenus papy-boomers, qui vieillissent, et c’est heureux, qui vieillissent bien et longtemps. Rappelons ici les progrès considérables de l’espérance de vie au cours des trois dernières décennies. Il faut donc arrêter de rêver aux années 70. Les conditions ne sont plus les mêmes.

Comme elles ne sont plus les mêmes sur le plan économique, et nous nous devons d’entrer pleinement dans la mondialisation des échanges, comme nous sommes rentrés dans la mondialisation des conflits, hélas ! Nous sommes fiers d’avoir ici, en Autunois Morvan, des entreprises qui, pour certaines, sont rentrées pleinement dans la mondialisation des échanges et qui exportent près de la moitié de leur production.

De la même manière, nous savons que la croissance modèle années 70, qui détériorait à vitesse grand V la planète et ses ressources, n’est plus compatible avec le développement et que nous devons aller vers d’autres modèles ; d’où notre engagement ici, en Autunois Morvan, dans l’économie circulaire et l’économie du développement durable.

Je pense qu’ici, il était bon de rappeler quelques vérités et les mouvements de long terme que nous devons prendre en compte. Ceux qui vous disent le contraire à longueur de journée vous mentent. « Même la nostalgie n’est plus ce qu’elle était », pour reprendre le titre célèbre d’un ouvrage de Simone Signoret.

Autun perd des habitants : oui. Toutes les villes de Saône-et-Loire et presque toutes les villes de Bourgogne perdent des habitants, y compris celles de l’axe de la Saône, y compris celles proches du bassin parisien.

Cela dit, ici, en Autunois Morvan, indéniablement, nous avons raté un certain nombre de tournants dans les années 60 et 70, années dont je parlais tout à l’heure, concernant les axes de communication, l’autoroute, la gare TGV, le lien avec la Communauté Urbaine, le refus de l’enseignement supérieur avec la création d’un département de l’IUT, pour ne citer que quelques exemples. Ce sont autant d’équipements qui nous font cruellement défaut aujourd’hui, nous le savons tous. Mais on ne vit pas du passé et, malgré ces difficultés structurelles, nous devons continuer plus que jamais à avancer. Nous avons des atouts importants et donc des cartes à jouer. Rien n’est écrit par avance et nous pouvons être un territoire d’avenir... à condition de lutter en permanence contre notre penchant naturel qui est celui de l’auto-contemption, du refus du changement, du repli sur nous-mêmes, de la gestion des rentes de situation plutôt que de rechercher le développement, du complexe de la forteresse assiégée, et à condition, au contraire, de continuer à nous ouvrir au monde, à lutter contre les rentes et notamment la rétention foncière, à porter le changement et l’adaptation aux nouveaux modèles, à parfaire l’unité de notre agglomération, à développer l’intercommunalité et le poids de l’Autunois-Morvan, à aider nos entreprises agricoles, commerciales, industrielles ou tertiaires à se renforcer et à rentrer dans la mondialisation des échanges, à améliorer notre offre culturelle et touristique, à porter haut et fort la richesse et la force de notre réseau associatif et partenarial, à décloisonner encore davantage nos relations, et donc à travailler ensemble, à mieux accueillir les nouvelles populations, malgré notre caractère parfois, au premier abord, peu affable et peu empathique.

Déjà, avoir conscience que nous devons être les premiers entrepreneurs, les premiers défenseurs et les premiers ambassadeurs de notre territoire doit être un devoir de chaque instant et ne doit souffrir d’aucune exception. Le dénigrement et encore davantage l’auto-dénigrement n’ont jamais porté le développement.

C’est dans cette logique que nous continuons la politique mise en œuvre depuis un certain nombre d’années :

  1. Maîtriser nos dépenses de fonctionnement.
  2. Maximiser nos recettes, c’est-à-dire aller chercher tous les financements et les contractualisations nécessaires à notre développement.
  3. Maintenir une capacité d’autofinancement forte pour pouvoir continuer d’investir dans les équipements et dans le développement.
  4. Et de ce fait, maîtriser la fiscalité tout en maintenant un haut niveau d’investissement pour nos entreprises, notamment pour nos entreprises locales : exemple de la bibliothèque multimédia (8 lots sur 11 - 3.400.000 € pour les entreprises de l’Autunois Morvan).

Quelques mots sur les investissements de cette année :

Pour la Communauté, principalement la bibliothèque multimédia, le multi-accueil de Mesvres, l’étude sur la mise aux normes et l’adaptation du COSEC d’Epinac, le soutien à la rénovation de l’habitat, l’aménagement des zones d’activité économique et le développement de la Maison des Spécialistes aux côtés du pôle hôpital-clinique. 2016 sera une nouvelle année de transition, liée à l’extension de notre communauté.

Côté Ville, en dehors de travaux de voirie importants, le centre-ville sera une de nos priorités, comme les équipements sportifs et de loisirs, le nouveau lotissement André Malraux ou l’achèvement des travaux de l’Hexagone et du restaurant scolaire du Clos Jovet. L’aménagement du centre-ville sera d’ailleurs une priorité pour l’ensemble des années qui viennent.

De la même manière que le Musée Rolin sera lui aussi une grande priorité pour la décennie qui s’ouvre. Ce ne sera pas un simple agrandissement, comme vous avez pu le lire dans la presse quotidienne régionale, ou du moins l’un de ses titres, ou du moins ce qu’il en reste, mais bel et bien un nouveau musée, une nouvelle offre, une véritable entrée sur les richesses de notre territoire, un outil culturel, pédagogique et touristique de première ampleur, porteur d’un développement nouveau et d’emplois qualifiés.

Mais rien ne serait possible sans vous, forces vives, acteurs de notre territoire dans sa diversité. Il n’est de richesse que d’Hommes, que d’Hommes et de Femmes investis pour leur territoire et son devenir. En matière d’Hommes et de Femmes, nous serons bientôt 40.000 à constituer le Grand Autunois Morvan et donc à avoir besoin de vos compétences, de vos talents, de la richesse de vos idées, de vos entreprises, à compter sur la valeur ajoutée que chacun d’entre vous apporte au développement de notre territoire.

Etre habitant d’un territoire, ce n’est pas le consommer, c’est s’y investir, le porter, le créer au quotidien, y établir son projet de vie au bénéfice de l’ensemble. Pour illustrer mon propos, permettez-moi de conclure par deux citations particulièrement d’actualité, deux citations très connues mais que nous devons avoir à l’esprit autant que possible : celle de Fitzgerald Kennedy, qui nous rappelait que « plutôt que se demander ce que son pays ou son territoire fait pour vous, il faut se demander ce que l’on fait pour son pays ou son territoire » ; et celle de Saint-Exupéry qui nous rappelait que « nous n’héritons pas de notre planète ou de notre territoire, mais que nous l’empruntons à nos enfants ». Fort de cela, continuons à agir, ensemble, avec respect et confiance pour notre pays, pour notre territoire et pour nos enfants.

Tous mes vœux à vous, à vos proches, à tous ceux que vous chérissez, vœux de santé, vœux professionnels et personnels.

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Published by Rémy REBEYROTTE
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