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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 15:08

71ème anniversaire de la Libération d’Autun
- Dimanche 13 septembre 2015

Extraits du discours de Monsieur Rémy REBEYROTTE,
Maire d'Autun, Président du Grand Autunois Morv
an
___________


Mesdames, Messieurs,

Aujourd’hui, nous commémorons le 71ème anniversaire de notre Libération. Naturellement, nos cérémonies de cette année ne sont pas à la dimension de celles de l’an passé, dont nous gardons tous en mémoire des instants importants, solennels ou familiaux, officiels ou plus intimes. Remerciements aux organisateurs. Mais notre ferveur à rendre hommage à nos Libérateurs est la même, indéfectible, notre reconnaissance infinie, notre devoir de mémoire intact et même renouvelé chaque année en direction des plus jeunes.

Hommage et reconnaissance :

• au 2ème Dragons et à son chef, le Colonel Demetz, débarqué en Provence ;
• à la 1ère DFL, plus précisément à Autun, au 1er bataillon de la Légion Etrangère, au 1er Régiment des Fusiliers Marins, au 22ème BMNA ;
• au fameux et vaillant Corps Franc Pommiès,
• au Régiment Valmy,
• à l’ensemble des Maquis locaux : Lucien, Socrate, Marquart, Serge, Maurice.

« La meilleure manière d’être fidèle au souvenir et de marquer notre reconnaissance, c’est moins de nous incliner que de porter les valeurs et les combats de nos chers disparus », rappelait Victor Hugo, valeurs de notre République, de Liberté, d’Egalité des droits, de Fraternité. Valeurs et traditions d’accueil, d’ouverture pour ceux dont la Liberté est entravée, pour ceux qui souffrent, dont la vie est en cause, qui doivent se protéger pour mieux repartir et défendre nos valeurs ; valeurs de fraternité dans les combats.

L’an passé, nous avions mis nos cérémonies et notre hommage sous le vocable « Autun, terre de France, terre d’amalgame, terre d’Europe ». N’oublions jamais que, grâce au Général de Lattre de Tassigny, Autun fut la terre de l’amalgame (« la Grosse Affaire d’Autun »), à partir de laquelle des combattants aussi divers que l’Armée Régulière, les corps francs, les maquisards, constituèrent la Grande Armée Rhin et Danube qui porta le combat jusqu’à Berlin, mettant la France à la table et au rang des vainqueurs, lui permettant sa place dans le futur concert des nations, à l’ONU, malgré Vichy, Pétain, Montoire, la collaboration, le Vel d’hiv, … Rappelons-nous de ces périodes où la France s’est reniée elle-même. Rejetons ceux qui portent aux nues aujourd’hui la trop fameuse « révolution nationale ».

De Lattre de Tassigny et Demetz étaient à Berlin au jour de la capitulation de l’Allemagne nazie, sous l’autorité du Général de Gaulle. Quelle chance pour notre Pays ! Quelle chance pour nos valeurs !

N’oublions jamais que, pour libérer notre Pays et l’Europe, sont morts au côté des Français, sur notre territoire, des Américains, des Canadiens, des Anglais et, dans les forces anglaises, des Indiens, des Sud-Africains, des Australiens, des Néo-Zélandais, des Syrien ; mais aussi des Espagnols, des Belges, des Norvégiens, des Polonais, des Tchèques, des Algériens, des Marocains, des Tunisiens, (« c’était la France », des Sénégalais, des Burkinabés, des Ivoiriens, et j’en oublie sans doute.

J’aime à rappeler cet extrait de la Bataille d’Autun de Paul Cazin, parlant du premier anniversaire de la Libération d’Autun, de la ville « debout et sauvée ».

« Le premier anniversaire de notre Libération fut la fête de l’Unité française.
Union de toutes les classes sociales et de toutes les catégories d’opinions, groupées dans le respect et l’amour des mêmes saintetés, devant les cénotaphes de nos morts.
Union entre tous les maquis, défilant côte à côte dans une même parade et salués d’un même applaudissement.
Union du peuple de France et de son Armée, de l’insurgé et du soldat, des Forces de l’Intérieur et des troupes régulières.
Même union du Passé et du Présent, puisque c’était sur les fondements exhumés d’une antique chapelle, perdue au fond des âges et de la terre, qu’allait s’élever le nouveau monument religieux de la Libération, et qu’à côté des jeunes drapeaux, dans cette foule bigarrée, flottait le fanion du 2ème Dragons, merveille de grâce, avec ses broderies d’or sur velours bleu, ses devises latines et son soleil louis-quatorzien. Les époques de notre France se rejoignaient ».

Unité, Union : deux mots-clés, aujourd’hui comme hier, avec conviction et sans naïveté.

Unité, Union : quand l’essentiel, nos valeurs, la grandeur de la France est en cause. Au fond, c’est de cela dont nous avons besoin aujourd’hui, conscients que ce qui nous rassemble doit être plus fort que ce qui nous divise, surtout quand l’essentiel est en jeu, nos valeurs, la raison d’être de la France, Terre des Droits de l’Homme, dans le concert des nations.

Unité, Union : c’est ce qui préside à nos commémorations, tous nos Libérateurs unis dans nos remerciements et notre reconnaissance (remerciements à la promotion de Neuchèze de l’école de Saint-Cyr et au 2ème Dragons) ; tout le monde combattant rassemblé, organisateurs et participants, dans un même élan.

Unité et Union sont une force ; « elles sont aussi un combat », comme le rappelait le Général de Gaulle, et déjà un combat sur soi-même.

Unité, Union : au côté des Soldats engagés aujourd’hui au nom de la France sur les nombreux Théâtres d’Opérations Extérieures (TOE), pour les mêmes valeurs que celles de nos Libérateurs, face à un ennemi qui n’a de cesse que de piétiner les libertés fondamentales, de dicter son arbitraire, de manipuler le fait religieux, de porter la haine et de tuer la fraternité humaine.

Unité, Union : c’est l’Europe, l’Europe de la Paix, l’Europe des peuples qui, sans se renier, construisent peu à peu, pas à pas, plus ou moins vite, dans la rigueur des temps, épreuve après épreuve, un destin commun, malgré les difficultés énormes, pour continuer à compter dans la dimension mondiale des événements. L’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile est aujourd’hui un nouveau défi pour l’Europe toute entière.

Unité, Union : c’est à cela que je vous engage, que nous devons nous engager, forts de l’héritage de nos Libérateurs, drapés dans nos couleurs, rassemblés dans le Chant de la Marseillaise, fiers de notre République à laquelle nous avons consacré un espace au plan d’eau du Vallon à l’occasion du 14 juillet pour rappeler au passant l’essentiel, nos valeurs, notre République.

Vive la République, vive la France, vive notre démocratie et nos valeurs, et vive la construction européenne.

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Published by Rémy REBEYROTTE

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